Suspension des autopsies à l’HJRA : Trois corps bloqués à la morgue

Jacaranda

Hier, des familles des personnes décédées et en attente d’autopsie à la morgue de l’hôpital Joseph Ravoahangy-Andrianavalona (HJRA) ont rencontré la presse pour raconter leur calvaire suite à la suspension des activités de médecine légale auprès de cet établissement. Selon les informations, trois cadavres sont actuellement concernés par cette situation. L’un est celui d’un chauffeur de taxi, décédé lundi dernier. En effet, puisque la cause exacte du décès de cet individu fait l’objet d’une enquête ouverte auprès de la brigade criminelle, sa dépouille est bloquée à la morgue. « C’est dur, car nous avons déjà dépensé beaucoup d’argent pour la préparation de ses funérailles. Pourtant, l’hôpital refuse de nous livrer le corps », déplore l’épouse du défunt. « La solution que la police nous a proposée est de s’adresser à un centre hospitalier autre que l’HJRA », explique-t-elle. Or, cela n’est pas possible car la famille pourrait ne pas en supporter le coût, lâche-t-elle. Pris au dépourvu également, des proches d’un jeune homme ayant été fauché par une voiture 405 sur la route d’Ivato, du côté du camp du 1er RFI jeudi, se soucient de la suite de l’enquête sur l’accident dont a été victime leur parent. Grièvement blessé, cet individu a succombé quelques heures après son évacuation à l’HJRA. Malheureusement, la famille affirme ne pas avoir encore été tenue au courant de l’heure exacte du décès car aucun dossier y afférant n’a été délivré par l’hôpital, jusqu’à hier. Et cela serait à cause de l’inexistence d’une autopsie. Interrogé sur cette situation, Dr Rasamimanana Jean Marie, directeur technique de l’HJRA souligne que cela ne dépend pas de son établissement. D’après lui, cette suspension des activités de médecine légale dans cet hôpital fait suite à une instruction judiciaire en cours. En effet, nous ne pourrons rien faire tant que cette mesure reste en vigueur, dont la levée relève des instances judiciaires.

T.M.

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