Anosizato-Atsinanana : La dépouille d’un nouveau-né trouvée dans une latrine

Soupçonnée d’infanticide, une femme se trouve actuellement en garde à vue à la brigade criminelle de la police nationale à Anosy. Son arrestation fait suite à la découverte de la dépouille d’un nouveau-né dans une latrine à Anosizato-Atsinanana, dans le quatrième Arrondissement de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), hier. Selon les informations, hier vers 9 heures du matin, c’est le colocataire de la suspecte, qui n’est autre que la mère de la victime, qui a fait la découverte macabre. Cet individu a tout de suite alerté les autorités du quartier (Chef fokontany…). Le corps sans vie de l’innocent a été jeté dans une fosse perdue qui vient d’être vidée. Informés de cette scène horrible, les habitants du quartier se sont vite rassemblés sur les lieux. Indignés, certains membres de l’assistance se sont soulevés pour prendre la mère du bébé à partie. Le ton a alors commencé à monter. Heureusement que des éléments des forces de l’ordre, alertés par les responsables du fokontany, ont débarqué sur place. Accompagnés des agents du bureau municipal de la CUA, des policiers de la brigade criminelle et du service anti-gang de la Police nationale ont rétabli l’ordre, tout en procédant au constat des faits. L’enquête préliminaire menée par ces hommes de loi a permis d’identifier la mère qui fut, tout de suite, arrêtée et emmenée à la brigade criminelle à Anosy. Outre le besoin de l’enquête, la police affirme devoir agir ainsi pour préserver la vie de la suspecte qui risquait de subir une vindicte populaire. D’autant plus que le faux-fuyant avancé par cette femme n’a pas convaincu l’assistance quand elle a été interrogée par la police. Elle affirme que mercredi, elle a fait une fausse couche à cause de la fatigue qu’elle a eu le mardi. Or, l’état de la dépouille trouvée dans la fosse fait penser que ce bébé était né de manière normale mais a été tué. La question se pose alors sur ce qui a poussé cette femme à jeter son bébé dans cet endroit. Le problème est de constater que les cas de ce genre deviennent de plus en plus fréquents dans les quartiers défavorisés de la capitale où les habitants vivent dans la pauvreté extrême.

T.M.

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