Litige foncier à Marovoay : L’adjoint du chef de district et le responsable des domaines, placés sous MD pour corruption

Trois personnes, dont un ancien chef de service de domaines et un adjoint du chef de district de Marovoay ainsi qu’un autre individu ont été placés sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Mahajanga, la semaine dernière. « Ces individus sont soupçonnés de corruption active, de corruption passive et d’abus dans l’exercice de leurs fonctions (…) » a-t-on lu dans un communiqué émanant du Bureau indépendant anti-corruption de la Ville des Fleurs.

Tout a commencé lorsqu’un locataire de terrain à Marovoay a refusé de payer son propriétaire sous prétexte qu’il est en possession d’un document qui serait « une promesse de vente de la part d’un soi-disant véritable héritier de la propriété ». Se sentant trahi, le propriétaire du terrain a alors déposé une plainte. Sentant la corruption à plein nez, les agents du Bianco ont saisi l’affaire dans le but de mener leur propre enquête. L’affaire en question fait état d’un aboutissement de vente de terrain et même va jusqu’au-delà d’une mutation de titre foncier sans que le vrai propriétaire n’ait été mis au courant ni consenti à cette vente. Évidemment, il s’agit là d’une démarche administrative difficile voire impossible à faire à condition d’avoir des gens très hauts placés qui apposeraient, sans le moindre problème, leurs signatures et faciliteraient la tâche. Autrement dit, «en l’absence d’un acte de vente authentifié en sa possession, le locataire a quand même pu enregistrer son dossier dans le registre de vente du District et a réussi à procéder à la mutation du titre foncier à son profit auprès du service foncier ». L’investigation les a alors conduits sur la piste de ces deux hauts responsables de l’État. Le résultat est sans équivoque. Ils, avec le locataire du terrain, ont été mises en cause par les juges d’instruction du Tribunal de première instance de Mahajanga.

Rappelons que le litige foncier reste un des problèmes majeurs dans notre pays. « Ils favorisent les conflits sociaux, facteurs de blocage de développement » estime le Bianco. Et d’ajouter que « pour promouvoir l’Etat de droit, la poursuite du sentiment d’impunité constitue une des priorités du système anti-corruption ».

m.L / Ratantely

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