Assassinat de Danil Radjan : Liberté provisoire refusée pour les trois Malgaches

La chambre de détention provisoire a confirmé le mandat de dépôt des trois agents de sécurité de la société de sécurité COPS. La déclaration d’opposition N°1523 du 29/09/20 formulée par les avocats des inculpés n’a pas eu gain de cause. Les inculpés sont accusés d’être parmi les présumés auteurs de l’assassinat du ressortissant indopakistanais Danil Radjan. Coup dur pour leurs familles, qui ont demandé la libération provisoire, sinon un transfert de la maison de force de Tsiafahy vers la maison centrale d’Antanimora. Pour l’avocate de la famille Radjan, le tribunal a fait son travail. « On parle d’assassinat, d’une vie humaine éteinte. Quoi de plus normal si la chambre a maintenu en détention provisoire les inculpés pour que la vérité soit levée au grand jour », selon Me Miadana Ratsimba. Dans la foulée, elle condamne l’harcèlement des médias par l’autre partie. « La presse a fait son travail dans le respect de l’éthique et de la déontologie. Il n’y a eu aucune violation du secret de l’instruction, ni non-respect de la présomption d’innocence. La presse n’a divulgué aucune pièce à conviction et n’a, en aucun cas, culpabilisé qui que ce soit. Les médias ont le droit de rapporter les faits tels qu’ils se présentent et ils l’ont fait dans toutes les instances du dossier », dixit l’avocate. Quant à la menace de mort verbale évoquée par les avocats de la défense des trois inculpés, l’avocate se dit étonnée. « Depuis cette affaire, les menaces de mort, quelles que soient leur forme, pleuvent à notre encontre. Nous allons d’ailleurs déposer plainte sur ce sujet. Pour nous, c’est une manœuvre dilatoire de dire que l’autre partie est victime d’une pareille menace », a expliqué Me Miadana Ratsimba. « Il est de notre rôle d’expliquer les procédures en tant qu’avocats, et nous l’avons fait. Quant à la presse, qu’on laisse les journalistes libres de faire leur travail. Être informés est un droit fondamental des citoyens. Cette volonté de museler la presse est condamnable », a expliqué Me Salioth, le second avocat de la famille Radjan. En outre, une mission d’experts français est déjà dépêchée pour approfondir l’enquête, suite à la saisine du parquet de Paris par Me Nicolas Goutx, troisième avocat de la famille Radjan. Lionel Lelièvre, gérant de la société COPS, qui a également été arrêté mais a bénéficié d’une libération provisoire sous contrôle judiciaire, continue de se présenter périodiquement auprès du juge d’instruction (J1) tous les vendredis. L’enquête de fond sur l’affaire se tiendra la semaine prochaine, a-t-on appris.

D.R

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  1. Ce que e préconise: A chaque acte de kidnapping, on expulse 3000 français parce que ce sont eux qui en sont les responsables. L’avocate ne s’insurge nullement contre la liberté provisoire accordée au français mais s’acharne contre les malgaches.
    Les kidnappings sont les faits des français (les soi-disant anglo-pakistanais sont de nationalité française parfois doublée d’une nationalité malgache acquise par intérêt) et nos compatriotes n’en sont que les bras armes. Donc il faut leur demander de résoudre leur problème et s’ils veulent rester, il faut exiger d’eux qu’ils s’attèlent a redorer l’image de mon pays.

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