Plainte du MCC : Johary Ravoajanahary placé sous MD

Il a été placé sous contrôle judiciaire le 14 octobre dernier, à l’issu de son défèrement auprès du pôle anti-corruption (PAC). Johary Ravoajanahary a reçu avant-hier une convocation émanant du bureau indépendant anti-corruption (Bianco). Il est apparu le lendemain, dans les locaux du Bianco à Ambohibao. L’ancien directeur général de l’office de la radio et la télévision nationale (Ortm) a ensuite été emmené par la police judiciaire du Bianco à Antanimora. La partie civile, le ministère de la communication et de la culture, s’est opposée à la décision du PAC de le mettre sous contrôle judiciaire. Un gain de cause qui a conduit à la détention provisoire de Johary Ravoajanahary. « On lui a reproché d’avoir détourné une somme d’argent dans le compte de l’Ortm dont la somme n’a pas été précisée. Une plainte bateau qui ne tient pas la route puisqu’étant un office, les exercices budgétaires passent auprès du conseil d’administration », selon Me Christian Raoelina qui assure la défense de Johary Ravoajanahary. L’affaire concerne la gestion de l’Ortm durant la période de la propagande présidentielle de 2018. Une somme aurait été promise par une institution assurant l’élection, sur la rénovation du plateau télévisé, durant le face-à-face des deux candidats à la magistrature suprême. Le DG aurait alors tenté de décaisser la somme au compte de l’Ortm. L’avocat de ce dernier compte  davantage éclaircir l’affaire, la semaine prochaine. Pour l’instant, il se dit consterné par les procédures qui ont mené son client à la prison. « Une intervention en haut lieu », a-t-il indiqué, sans donner plus de détails. Sur un tout autre plan, le domaine de la communication médiatisée est frappé par une « tempête » particulièrement forte. Les barons du secteur tombent un par un. Outre Rolly Mercia qui vient d’être condamné à 44 ans d’emprisonnement fermes, voilà que l’un de ses DG se voit détenu à Antanimora. Le conseil d’administration de l’Ortm a d’ailleurs été dissous sur proposition de la ministre de la Communication et de la Culture. « On ne tire jamais des leçons du passé », a-t-on tiré de l’extrait du communiqué de l’observatoire des médias Ilontsera, partageant son avis sur le contexte actuel de la communication médiatisée.

D.R

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5 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. · Edit

    La partie civile ne peut même pas préciser le montant détourné pour accuser Johary Ravaojanahary, poursuivre un Directeur Général est une audace digne de mafia. Même les petits voleurs ont suffisamment d’intellingence de prendre des précautions avant d’entreprendre UN RISQUE. Ou bien suffit-il d’abattre un chien en l’accusant de rage? Il y a tant de mic-mac dans ce régime qu’on ne peut plus faire confiance à la JUSTICE, malgré tous les efforts entrepris par le service INSTITUTIONS DEMOCRATIQUES, INTEGRES, REPRESENTATIVES ET CREDIBLES de l’UNESCO. Ainsi donc finissent tous les pouvoirs à l’aube de leur grandeur suprême. Charles RAZA à TOLIARA

  2. @ RANDRIA

    Il y a au BIANCO un service d’accueil pour les dénonciations et les délations . Prenez vos responsabilités comme lanceur d’alerte .Vous rendrez service au pays en agissant de la sorte …

  3. On met du monde en prison et qu’en est il du FLAGRANT DELIT DU MINISTRE DE L’INTERIEUR….
    A bon entendeur ……

  4. La justice doit fonctionner . Pour l’instant il y a la présomption d’innocence . Ce journaliste nous déçoit beaucoup si les faits sont avérés .

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