Ambatolampy : Deux adolescentes et un jeune homme se suicident dans un bassin de pisciculture

Suicide collectif? Ce lundi, vers 12 heures 15, la compagnie de la gendarmerie d’Ambatolampy a été avisée par un appel téléphonique sur la découverte de trois corps dans un bassin de pisciculture près de Morarano, district d’Ambatolampy. C’est le maire de la commune qui a alerté la gendarmerie après l’incident. Les éléments de la gendarmerie sont tout de suite descendus sur les lieux pour constater les faits. Arrivés sur les lieux du drame vers 13 heures,les gendarmes ont ensuite sorti les corps sans vie de trois adolescents noyés dans l’eau. Les secouristes ont par la suite prévenu la famille des victimes. Les malheureuses victimes sont deux filles âgées de 16 et 17 ans et un jeune homme de 18 ans. Les deux filles sont sœurs, tandis que le garçon est le petit ami de l’une d’elles. Selon les informations, les corps ont été découverts « flottants à la surface », et le médecin légiste a pu indiquer que le décès remonterait à quelques heures et pourrait résulter de noyade. D’autres versions indiquent qu’ils se seraient suicidés à cause d’un conflit entre le couple et leurs parents. Ces derniers ont avoué que ces jeunes ont laissé une lettre pour annoncer leur décision. La lettre explique la raison de leur choix et leur transmet leur au revoir. Des enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les circonstances de cette noyade. Selon une étude publiée par l’OMS, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, après les traumatismes dus aux accidents de la route. Chez les jeunes filles âgés de 15 à 19 ans, le suicide est la deuxième cause de décès , après les affections maternelles et la troisième cause de décès chez les garçons, après les accidents de la circulation. Plusieurs situations difficiles et perturbantes peuvent pousser les adolescents à envisager le suicide. Les émotions pouvant mener à une tentative de suicide sont les mêmes pour les adultes et les adolescents. En général, les filles tentent de se suicider plus souvent que les garçons, mais le geste suicidaire de ces derniers entraîne leur mort quatre fois plus souvent que celui des filles. Cela s’explique par le fait que les garçons emploient le plus souvent des armes à feu ou la pendaison, qui sont plus efficaces à causer la mort que celles utilisées par les filles qui ont recours à la surdose de médicaments et à l’automutilation à l’aide d’objets tranchants. Dans ce cas, l’aide psychologique permet aux adolescents de mettre au point des mécanismes efficaces qui leur donnent la possibilité de faire face à leurs problèmes. Dans notre contexte, peu de personnes ont accès à un psychologue. Chez nous, les centres d’écoute peuvent accueillir les gens en situation de crise. Et ils sont en mesure de fournir, sans délai, le soutien dont les adolescents pourraient avoir besoin, pour surmonter une période difficile.

Yv Sam

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