Importation illégale d’armes de guerre : La Gendarmerie entendue par la commission d’enquête parlementaire

La commission d’enquête parlementaire du Sénat en pleine investigation.

Poursuivant leur investigation sur les dossiers compromettant le bon déroulement des affaires nationales à l’heure actuelle, dont la suspicion d’importation illégale d’armes de guerre destinées aux forces de l’ordre, la commission d’enquête parlementaire créée au Sénat a convoqué les responsables du Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie auprès du Ministère de la Défense nationale, hier.

Pour répondre, le Général Kasimo Harona Besony, directeur de la logistique et de l’Intendance, accompagné par le directeur technique de ce département, se sont rendus au Sénat hier. Ils ont alors apporté des explications sur ce sujet devant la commission pendant quelques heures. Durant cette entrevue, le Général Kasimo a admis l’existence des armes nouvellement acquises par la gendarmerie en 2019. D’après lui, ces armes ont été achetées avec le budget propre de L’État et de la Gendarmerie selon la loi de finances de 2018. « Nos interlocuteurs ont reconnu la véracité de notre version après avoir entendu nos explications sur les procédures en matière budgétaire », a-t-il souligné devant la presse à l’issue de cette rencontre. La loi de finances de l’année 2018 que le Sénat lui-même a adopté, a été prévue dans le budget alloué à la Gendarmerie, ces armes ont déjà été exposées au public le 24 juin 2019 pour respecter le principe de la redevabilité que la Gendarmerie a pris comme manière de travailler, à entendre les dires de cet officier général. D’une valeur de 15 milliards d’ariary et achetées en chine, la Gendarmerie en a besoin pour accomplir ses missions qui visent à la protection du peuple et de ses biens ainsi que la défense des Institutions.

Confusion. Rapportant le déroulement de l’interpellation faite par la Sénat, le Général Kasimo Harona Besony a cité l’existence de la confusion dans la manière par laquelle le Sénat a entamé leur interrogatoire. « Nos interlocuteurs ont parlé de la suspicion de l’existence d’introduction d’armes en catimini durant l’investiture du Président Andry Rajoelina ». À ce sujet, sa réponse est ferme. Il tient à mentionner que seules les armes importées par la gendarmerie ont été introduites dans le pays à cette époque. Il réitère que rien n’était d’illégal dans cette affaire. En effet, il estime avoir réussi à persuader les membres de la commission d’enquête parlementaire du Sénat. On attend alors la suite de cette affaire.

T.M.

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