Lutte contre le COVID-19 : Sanction immédiate pour le transport de dépouille sans autorisation

(Photo : Princy)

Pour concrétiser les directives préconisées par le Président de la République Andry Rajoelina, samedi dernier, dans le cadre de l’Etat d’urgence sanitaire, les hauts responsables de l’Etat-major mixte opérationnel national (EMMO-Nat) dirigé par le commandant de la gendarmerie nationale Général Njatoarison Andrianjanaka (COMGN), a apporté à la presse hier, des éclaircissements sur les mesures que les forces de l’ordre vont appliquer dans ce contexte. Telle est la fermeture à l’entrée et à la sortie pour quelques régions dont Analamanga. Le COMGN a tenu à préciser que cette interdiction concerne essentiellement les personnes. Le transport de marchandises continue mais avec une condition stricte, à savoir, le nombre de personnes à bord du véhicule effectuant cette opération est limitée à trois : le chauffeur, l’aide-chauffeur, et le propriétaire de marchandises transportées. Cela est pour la Région Analamanga en général mais non pas seulement Antananarivo. Concernant le transport de dépouilles, un point pour lequel beaucoup posent de question. Cet officier général souligne s’il s’agit d’un mort du COVID-19, des mesures spéciales sont déjà prises pour cela et l’enterrement doit se faire dans la localité où la victime est décédée. Même le nombre de personnes autorisées à y assister est limité. Si ce n’est pas le cas, le transport de dépouille doit suivre la législation en vigueur à Madagascar. Telles sont : la détention d’un permis d’inhumer délivré par le bureau municipal d’hygiène (BMH), l’obtention de l’autorisation de transfert  et la réalisation de la mise en bière. En effet, l’EMMO-Nat avertit que le non accomplissement de ces conditions oblige les autorités à enterrer immédiatement le corps du défunt à l’endroit où le véhicule qui le transporte est intercepté. Le COMGN précise que cette fermeture entraine l’interdiction de tout véhicule de passer par Analamanga même pour aller à une autre région. Evidemment, le couvre-feu est déjà appliqué, ajoute-t-il. Quoiqu’il en soit, ce responsable de l’EMMO-Nat affirme qu’il y a des catégories de personnes dont la circulation est soumise à des mesures exceptionnelles. Tels sont les journalistes, les agents de la voirie, les employés de la Jirama qui doivent effectuer de travaux d’urgence. Ces gens sont autorisés à circuler librement dans l’accomplissement de leur travail.

Barrages sanitaires. Malgré tout, le COMGN a mis une parenthèse sur le cas des personnes habitant à Imerintsiatosika, soit dans la Région Itasy, mais ayant son lieu de travail à Antananarivo. De mesure spéciale est dejà prise pour ces gens. Tel est le déplacement du barrage sanitaire à Imerintsiatosika. Par contre pour les autres régions, ce dispositif se trouve au niveau du limitrophe de la région Analamanga. Tsinjony pour la RN7 et Ramala pour la RN4. Le cas de taxi-ville a également soulevé. D’apès le général Njatoarison Andrianjanaka, il n’y a pas encore de mesure spéciale pour le travail de nuit. Lorsqu’il s’agit d’un déplacement d’urgence comme l’achat de médicaments, la personne qui doit effectuer cette mission doit avoir une ordonnance. Présent également à cette rencontre avec la presse, un représentant de l’ATT a rappelé que dans les quatre régions déclarées fermées, les lignes urbaines et régionales continuent de circuler mais avec le strict  respect du nombre de place autorisé pour chaque catégorie de voiture : 3 par ranger pour le minibus de type Mazda et 4 pour le minicar de type Spriter. Parlant de gestes barrières notamment le port de cache bouche, le COMGN déplore l’existence des gens qui négligent cette mesure. En effet, il annonce qu’il est temps de penser à une sanction très sévère pour les réfractaires à cette disposition.

T.M.

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