Amoron’i Mania : Développement rural : Des facteurs compromettants pour l’atteinte des objectifs.

La région d’Amoron’i Mania est essentiellement basée sur une économie rurale axée sur l’agriculture et l’élevage.

Projets et programmes. Comme l’on peut l’observer,  l’Amoron’i Mania pour l’essor de son économie rurale, bénéficie de l’appui de nombreux projets et programmes par rapport aux autres régions de l’île de par sa proximité proche des routes nationales. Des atouts pour cette région qui se heurte malheureusement à des facteurs compromettants. L’insécurité générale et le mauvais état des infrastructures routières en font partie. Des barrières qui ne permettent pas à cette partie de l’île d’aspirer à un développement durable, équilibré et harmonieux nonobstant ses potentialités énormes et une population laborieuse. Une population qui ne cesse, paradoxalement, de s’appauvrir.

Avancées. Sur le plan de la productivité et avec l’appui des partenaires techniques et financiers, des avancées significatives ont certes été enregistrées ces dernières années, mais la production demeure encore insuffisante. Ces avancées ont été permises par l’amélioration des techniques culturales, comme la réhabilitation des infrastructures résultant en l’augmentation des surfaces cultivables, l’utilisation des semences sélectionnées, la diversification des cultures, le renforcement des capacités des organisations paysannes et la mise en œuvre de la stratégie nationale de formation agricole et rurale, souligne-t-on. Ce, en particulier dans le district d’Ambatofinandrahana dans la partie ouest d’Amoron’i Mania.

Rizicole. Grâce à l’appui de ces projets et programmes, nonobstant le changement climatique et l’insécurité, la production rizicole est restée presque stationnaire ces dernières années,  avec moins de 300 000 tonnes. La région ne rencontre pas de pénurie de riz mais la hausse du prix de ce dernier est principalement due à la non maîtrise du circuit commercial. Ces acteurs reconnaissent que des efforts restent à faire en matière de production rizicole face à l’augmentation croissante du taux démographique. Pour ce faire, de vastes projets sont en cours dans la partie ouest. Des efforts qui risquent d’être anéantis par l’insécurité omniprésente et le mauvais état des routes, comme c’est le cas fréquemment à Mandrosonoro dans le site de migration de Maroanakomby, où son essor demeure compromettant.

Élevage. Dans le domaine de l’élevage, les efforts sont orientés vers la santé animale et la reproduction, notamment dans la promotion de l’élevage à cycle court en approche avec l’agriculture. Toutefois, ces acteurs soulignent que le pays fait actuellement face à des problèmes avec les géniteurs. Les sources parentales sont dégénérées et nécessitent l’introduction de nouvelles souches, une procédure pourtant très coûteuse.

CHAN-MOUIE Jean Anastase

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