Fiadanana : Le CNRIT dévoré par les flammes, la thèse d’un incendie criminel à ne pas écarter

Un grave incendie a eu lieu à Fiadanana hier dans la matinée. Le bâtiment abritant le siège du Centre national de recherche industrielle et technologique (CNRIT), établissement rattaché au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a été dévoré par les flammes. Le bilan est lourd : une bibliothèque, deux laboratoires industriels, cinq magasins de stockage et des compartiments servant de bureaux ont été détruits. Selon les informations recueillies sur place et suite aux témoignages du gardien des lieux, le feu s’est déclaré à partir du plafond de la salle de bibliothèque vers 3h30. L’embrasement s’est ensuite vite propagé dans les autres pièces. Le gardien a alerté les autorités du ministère de tutelle qui ont à leur tour alerté la caserne des sapeurs-pompiers de la Commune urbaine d’Antananarivo à Tsaralalàna. Avisés presque à temps, les soldats du feu ont affirmé avoir eu du mal à maîtriser la situation car ils disent avoir eu des problèmes de ravitaillement en eau. Après un combat acharné ayant duré environ 6 heures, le feu a été totalement maîtrisé vers 9h30.

Court-circuit. Pour l’instant, la cause exacte de cet incendie n’a pas été déterminée. Néanmoins, le témoignage du gardien sur l’origine du feu révèle la thèse d’un court-circuit survenu au niveau de l’équipement électrique de la bibliothèque du centre. L’enquête sur cette affaire se trouve désormais entre les mains de la police scientifique à Anosy. La suspicion d’un incendie criminel n’est pas à écarter vu la situation actuelle de certains centres de recherche sous tutelle de ce ministère. On peut citer le cas du Parc botanique et zoologique de Tsimbazaza dont le directeur est actuellement incarcéré à Antanimora pour détournement de deniers publics et d’abus d’autorité. Toujours selon les informations, le Centre national de recherches sur l’Environnement (CNRE) qui détient un magasin de stockage dans le bâtiment du CNRIT incendié a également été victime de cet accident qui rappelle celui qui est survenu à l’Office national pour l’Environnement (ONE) à Antaninarenina, le 15 janvier 2020. Il est dit qu’une enquête sur cette affaire a été ouverte, mais elle n’a donné jusqu’ici aucun résultat.

T.M.

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