| Loi d’amnistie : La date du 29 février ne sera pas respectée |
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| Mercredi, 22 Février 2012 00:00 |
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Un nouveau délai d’une semaine au moins s’impose après l’expiration de la date butoir fixée par le vice-ministre Marius Fransman. A l’issue de la réunion d’urgence de Pretoria, le vice-ministre sud-africain Marius Fransman a recommandé aux acteurs politiques l’adoption d’une loi d’amnistie avant le 29 février. Le délai imparti expire dans une semaine. Or, la troisième session extraordinaire du Parlement en cours sera clôturée vendredi prochain. Le Congrès et le Conseil Supérieur de la transition n’ont ainsi que 4 jours avant la clôture de la session. A l’allure où vont les choses, les parlementaires de la transition seront occupés pendant ces 4 jours restants par l’adoption du code électoral qui a été renvoyé hier à Anosikely pour seconde lecture. A Tsimbazaza, les bruits sur la nécessité d’une quatrième session extraordinaire circulent depuis hier. A rappeler que le vice-ministre sud-africain Marius Fransman a récemment insisté sur la nécessité de respecter la date butoir du 29 février pour l’adoption d’une loi d’amnistie qui, selon les déclarations de ce chef de la mission politique de la Troïka dans la crise malgache, doit permettre à l’ancien président Marc Ravalomanana de retourner au pays. La visite conjointe à Madagascar du ministre français de Coopération Henri de Raincourt et du Commissaire européen au Développement Andris Piebalgs, prévue les 10 et 11 février dernier, est suspendue à l’adoption de cette loi d’amnistie. C’est le vice-ministre Marius Fransman lui-même qui a demandé le report de cette visite pour faire pression sur la HAT. Projet de loi. En marge du face-à-face Magistrats- Policiers qui s’est tenu au CCI Ivato le mercredi 15 février, le président Andry Rajoelina a renvoyé la balle à la commission ad’hoc interministérielle chargée au sein du gouvernement de la mise en œuvre des mesures d’apaisement préconisées par la feuille de route signée le 17 septembre 2011 par 10 entités politiques malgaches. Or, avec le temps qui passe, cette commission a accusé deux semaines de retard dans ses travaux. Elle devait reprendre lundi dernier, mais seulement trois membres de la commission ont été présents au rendez-vous qui a été gâché par la maladresse d’un membre du gouvernement à qui la convocation de la réunion a été confiée. En tout cas, un nouveau délai a été lancé, hier, lors du Conseil de gouvernement qui a duré 9h de temps hier à Mahazoarivo. Le projet de loi sur l’amnistie a été distribué hier aux membres du gouvernement. Chaque ministre y apportera ses amendements pour que le projet de loi en question soit discuté mardi prochain en Conseil de gouvernement. Avec ce nouveau chronogramme défini au niveau du gouvernement, la date de 29 février ne sera pas respectée. La question qui se pose est la suivante : « Le retard sur l’examen du projet de loi d’amnistie est-il voulu ? » En tout cas, malgré l’urgence, le Parlement ne peut rien faire. La réaction de la Troïka de la SADC est attendue sur ce bouleversement de calendrier. RAJAOFERA Eugène |
| Mise à jour le Mardi, 21 Février 2012 20:05 |










