| Foyers de tension : Trois ministres poussés à la démission |
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| Mercredi, 11 Janvier 2012 00:00 |
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Alors que le SMM continue de réclamer la démission du ministre de la Sécurité Intérieure, une autre démission est revendiquée, celle du ministre des Finances et du Budget. Les foyers de tension sont loin d’être maîtrisés par la HAT. Jusqu’ici, le syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) persiste sur la démission du ministre de la Sécurité IntérieureArsène Rakotondrazaka suite au meurtre du magistrat Michel Rehavana. Les magistrats de toutes les juridictions du pays sont aujourd’hui au 30e jour de leur grève générale sans service minimum. A voir la situation au tribunal d’Anosy, le mot d’ordre de grève lancé par le SMM est suivi. Seuls le procureur général près de la Cour d’Appel et le procureur de la République y travaillent en leur nom personnel. « D’après le rapport qui nous parvient par l’intermédiaire des délégués syndicaux en province, le mot d’ordre de grève général lancé par le SMM est suivi dans tout Madagascar », souligne Razafindrakoto Andriantojo. Par contre, il serait impossible pour les magistrats grévistes d’obtenir la démission du Contrôleur général Arsène Razafindrakoto bien qu’il ait récemment déclaré qu’il est prêt à démissionner si le président Andry Rajoelina le veut. « Sans conditions ». Par ailleurs, certains policiers qui ont riposté aux revendications du SMM persistent sur la démission de la ministre dela Justice, Christine Razanamahasoa. Et ce suite à la même affaire. Mais, il est difficile de concevoir cette démission car cette dernière semble être protégée non seulement par le Président de la transition, mais aussi par une grande partie des magistrats qui ne voient pas la responsabilité politique de Christine Razanamahasoa engagée dans le meurtre de Michel Rehavana. Pas plus tard qu’hier, une autre démission est réclamée, celle du ministre des Finances et du Budget, Hery Rajaonarimampianina. La démission du Grand argentier est revendiquée par un autre syndicat, celui des enseignants-chercheurs ou le SECES. En effet, le Conseil national du SECES qui s’est réuni hier à l’université d’Antananarivo demande « la démission sans conditions du ministre des Finances et du Budget pour la non résolution de la crise universitaire et le non respect de sa propre signature desdits décrets ». Liste noire. Parmi les trois ministres dont la démission est réclamée, deux figuraient dans la liste noire de la communauté internationale, Hery Rajaonarimampianina des Finances et du Budget, et Christine Razanamahasoa dela Justice. Malgré l’opposition de la communauté internationale, le président Andry Rajoelina a tout fait pour reconduire dans le gouvernement d’union nationale ces deux membres du gouvernement. A rappeler que la ministre Christine Razanamahasoa siège au sein du gouvernement depuis 2009, plus précisément depuis l’accession au pouvoir de Andry Rajoelina. Elle a figuré parmi les magistrats qui ont manifesté surla Place du 13 Mai. Le troisième ministre qui figurait dans la liste noire de la communauté internationale est l’actuel vice-ministre en charge de l’Aménagement du Territoire, Hajo Andrianainarivelo. Au lieu de lâcher l’ancien maire d’Ankadinandriana, le locataire d’Ambohitsorohitra l’a promu vice-Premier ministre alors qu’il était simple ministre dans les précédents gouvernements. Hajo Andrianainarivelo et Christine Razanamahasoa battent le record de longévité au sein du gouvernement. RAJAOFERA Eugène |









