
| Secteur élevage : Une grande usine d’alimentation en gestation |
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| Mardi, 24 Janvier 2012 00:00 |
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Un projet socio-économique est lancé afin de démonopoliser l’industrie opérant dans ce secteur tout en développant la filière. Après la performance de la société Agrivet en matière de fourniture d’intrants et d’équipements agricoles ainsi que de tous les produits phytosanitaires servant à développer le secteur agricole et celui de l’élevage, Agrival et Agrifarm sont nés. Le premier constitue une grande usine de production d’alimentation destinée pour l’élevage porcin, bovin, de poulet et la pisciculture. « Cette usine qui aura une capacité de production de l’ordre de 50 000 tonnes par an est en phase de construction. Ce sera opérationnel en avril prochain », a annoncé Shahim Ismael, le directeur général adjoint de Agrivet. Pas d’aliment OGM. Cet opérateur tient à souligner que les matières premières utilisées sont composées notamment de tourteaux de soja, de maïs, d’arachide, de coquillage et de farine de poissons ainsi que de nutriments et de vitamines concentrées importés de France. En fait, chaque filière d’élevage aura sa composition en alimentation. « Pour le moment, le soja protéiné est également importé mais entre-temps, nous lançons déjà des campagnes de collecte de maïs, de soja et d’arachide par le biais du réseau de distribution de Agrivet. Par contre, il n’y aura pas d’aliment OGM ou Organisme Génétiquement Modifié », a-t-il précisé. Cette action contribue fortement au développement du secteur de l’élevage, étant donné que presque 70% du coût de production sont constitués d’une alimentation pour ne parler que de la filière avicole. 50 000 poussins par semaine. Quant à la seconde société dite Agrifarm, il s’agit plutôt d’une ferme de production de poussins d’un jour destinés aux aviculteurs. « Durant la phase test, nous avons vendu près de 15 000 poussins. Une fois que le couvoir sera fonctionnel, nous pouvons mettre à la disposition des éleveurs de poulets de chair 50 000 poussins par semaine », a expliqué Olivier Fanchette, le coordonnateur du projet. Notons que la société assure des encadrements techniques pour les éleveurs en vue d’atteindre le poids de 2,5kg pour un cycle de 45 jours. « En outre, nous ne les obligeons pas à acheter l’alimentation produite par Agrival », a fait savoir le directeur-général adjoint de Agrivet. Démonopoliser. En tout, ce projet vise à développer toute la filière d’élevage, en particulier l’élevage avicole tout en assurant un maximum d’impacts socio-économiques auprès des éleveurs éparpillés dans toute l’île. « Nous voulons démonopoliser l’industrie travaillant dans le secteur en appliquant le système de petit profit et gros volume de production », a-t-il raconté. L’implication active de la société Agrivet y est également pour quelque chose. En effet, elle dispose d’un réseau bien structuré pour faciliter les services de proximité tout en identifiant les besoins des agriculteurs et des éleveurs. C’est également la seule structure de distribution dispensant des formations et des encadrements techniques pour ces acteurs de développement dans le secteur rural. Navalona R. |






