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Addis-Abeba : La HAT refoulée au sommet de l’Union africaine |
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Samedi, 28 Janvier 2012 00:00 |
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Voulant faire du lobbying auprès de l’Union africaine, le représentant de la HAT est interdit d’assister aux réunions ministérielles faute d’accréditation. Un incident diplomatique s’est produit hier à Addis-Abeba en marge des réunions ministérielles qui précédent le 18e Sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine prévu débuter lundi. Selon l’agence de presse PANA qui a rapporté les faits sur place, un représentant officiel de la HAT qui s’est présenté à la conférence muni d’un badge n’a pas reçu l’accréditation lui donnant l’aval d’y assister. Cette agence de presse rapporte que ce « représentant officiel de Madagascar » pensait que la sanction infligée à Madagascar après le coup d’Etat militaire de 2009 était déjà levée. Le concerné s’est plaint de l’existence d’un double standard ou norme au niveau de l’Union Africaine qui a bien accepté, selon lui, les nouveaux leaderships des pays arabes (Egypte, Tunisie, Lybie). « Pourquoi traite-t-on Madagascar de la sorte ? », s’est demandé ce « représentant officiel de Madagascar » dont on ne connaît pas jusqu’à présent le nom. A rappeler que Madagascar est suspendu de l’Union Africaine depuis le coup d’Etat de mars 2009. Retour empêché. A Addis-Abeba, selon l’Agence de presse PANA, l’Union africaine ne digère pas le fait d’avoir empêché samedi dernier le retour au pays de l’ancien président Marc Ravalomanana, alors que ce retour de l’exilé d’Afrique du Sud figure parmi les conditions qui garantissent le retour à l’ordre constitutionnel de Madagascar. A cette allure, l’éventuelle résolution du 18e sommet de l’Union Africaine sur la crise malgache risque de ne pas être en faveur de Andry Rajoelina et de la HAT. Le vice-ministre sud-africain Marius Fransman se trouve déjà à Addis-Abeba pour présenter son rapport sur Madagascar, un rapport forcément négatif eu égard à la violation flagrante de certaines dispositions de la Feuille de route. En attendant cette éventuelle résolution des chefs d’Etat de l’Union Africaine, la précision de la Troïka est la bienvenue sur l’existence de deux communiqués sur la réunion d’urgence de Pretoria, l’un daté de 25 janvier et comportant 8 articles, l’autre publié 24h après avec 7 articles de plus. Recueillis par RAJAOFERA Eugène
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