| Andry Rajoelina : « Certains veulent anéantir le Tolona » |
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| Mercredi, 08 Février 2012 00:00 |
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Trois ans après la tuerie du 7 février 2009, le président de la HAT, Andry Rajoelina, campe sur sa position quant à ceux qui ont commis cet acte. Hier, à Ambohitsorohitra, devant une assistance acquise à sa cause, le président de la HAT a tenu un discours à la mémoire de ceux qui sont tombés ce jour-là. A l’entendre, son constat reste amer pour ses compagnons de lutte à cette époque. « Il y en a ceux qui ont abandonné la lutte, d’autres ont trahi. Certains veulent anéantir le « tolona ». Responsabilité. Un discours plutôt virulent à l’endroit de l’exilé d’Afrique du Sud. Même s’il ne l’a pas dit ouvertement, le président de la HAT attribue au fondateur de l’empire TIKO la responsabilité de la tuerie du 7 février. Tout en soulignant au passage qu’« il n’est plus dirigeant et ne le sera plus », a-t-il soutenu. Une façon de dire que Marc Ravalomanana n’a pas le droit de se présenter aux élections ? L’amiral n’a pas été non plus épargné. Le locataire d’Ambohitsorohitra de rappeler le carnage du 10 août 91. Et de rapporter que l’amiral a encore le courage de fredonner, «non rien de rien, non je ne regrette rien ». 7 février. L’initiateur de la révolution orange a promis à la mémoire de ceux qui ont versé leur sang le 7 février 2009 qu’il restera fidèle aux engagements qu’il a tenus sur la Place du 13 Mai. Il a également invité tout un chacun d’unir ses efforts. « La lutte continue et nous devrions pas baisser les bras même s’il y a des trouble-fête», a-t-il souligné. Le président de la HAT est-il en train de reconnaître qu’il faudrait donner un nouveau souffle au « Tolona » ? Avec notamment ceux qui sont partis ou qui ont trahi, comme il l’a spécifié dans son discours. En tous les cas, force est de constater que la ferveur des pro-Rajoelina n’est plus la même, trois ans après la révolution orange. Dominique R. |









