| Belo sur Tsiribihina : Des militaires de Tana en renforts sur place |
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| Mardi, 14 Février 2012 00:00 |
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Le projet de mise en place du « DINA » à Belo sur Tsiribihina a divisé les autorités à la population et les forces de l’ordre. Une échauffourée y a eu lieu… La population est convaincue que l’instauration du « Dina » est avantageuse dans la lutte contre l’insécurité à Belo sur Tsiribihina. Elle fait référence à l’efficacité de cette sorte d’autodéfense villageoise assortie d’une application de la loi d’une façon traditionnelle dans la région du Melaky. Et pourtant, le projet n’a pas été accueilli favorablement par les forces de l’ordre locales. Samedi dernier, la réunion des forces vives de la localité a dégénéré en trouble. Et si l’on espérait que cette rencontre entre le Chef de région et les forces vives locales allait accoucher d’une idée intéressante pour la mise en place du Dina, ce fut plutôt la violence qui en a résulté. De sources concordantes, des militaires étaient venus à cette réunion non pas en tant que participants mais plutôt pour disperser la foule. Ils ont mis fin à la réunion. « Ils ont cassé la porte de la mairie de Belo sur Tsiribihina, avant de détruire les marmites et les autres ustensiles emmenés par la population prenant au début de cette rencontre une pause récréative. Et plus, les mêmes éléments ont emmené avec eux le sac de riz prévu être cuit pendant la rencontre » a-t-on appris de sources diversifiées à Morondava. Le Chef de Région aurait esquivé sa responsabilité en véhiculant qu’il n’est qu’un simple observateur dans cette histoire. La population ne sait plus à quel saint se vouer. Surtout après le comportement, samedi dernier, des militaires. La situation est tendue à Belo sur Tsiribihina. La descente de deux camions pleins de militaires de la RTS dans cette partie est d’ailleurs mauvaise signe. Aussi, l’on a appris qu’une dizaine de personnes auraient déjà été interpellées sur place. Cette discorde entre la population locale et les forces de l’ordre n’a pu que profiter encore plus aux bandits de grand chemin (dahalo). Ces derniers n’ont pas attendu longtemps pour se mettre à l’œuvre. Dimanche, soit le lendemain de l’échauffourée, une centaine de bovidés a été emportée par les dahalo à la suite d’une violente attaque à Ambakivao. La population n’entend pas faire machine arrière malgré la démonstration de force samedi dernier. De l’autre côté, l’arrivée sur place des renforts (deux camions) de la RTS, signe que la force publique campe sur sa position. Une discorde qui mérite d’être prise au sérieux par l’administration centrale puisqu’elle semble dépasser les autorités locales… Didi R. |









