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| Mardi, 20 Mars 2012 00:00 |
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Avec l’article 16 de la Feuille de route, on aurait pu épargner au Pr Ranjeva et sa fille ce procès humiliant. Or, lorsque les observateurs constatent que plusieurs articles de la Feuille de route ne sont pas respectés par les dirigeants de la Transition, ne faut-il pas comprendre que l’application de la Feuille de route n’est pas intégrale mais sélective ? Le volet «apaisement» n’est vraiment pas le premier des soucis. Les premiers responsables de l’Exécutif sont certainement d’accord sinon ces procès « BANI et FIGN », dont la tenue est contraire à l’esprit et à la lettre de la Feuille de route, n’auraient pu se tenir. Crédit en baisseMais la Sadc l’est-elle aussi ? Une délégation est venue pour imposer une nouvelle date de promulgation d’une loi d’amnistie aux normes internationales. M. Marius Fransman a insisté sur l’irréversibilité de la Feuille de route en invitant toutes les parties prenantes à la respecter. Mais aux yeux du public, la Feuille de route n’est suivie que conformément à des intérêts particuliers et non pour l’intérêt général. Les articles les plus importants qui assurent l’apaisement, la paix sociale et la réconciliation nationale ne sont pas prioritaires. Du moins jusqu’à ce jour. Les procès Bani et Fign sont là pour en témoigner. Quels sont les inculpés ? Surtout des généraux et des colonels. Certains comme le Général Rakotonandrasana sont célèbres, ayant été Colonel issu du Capsat et ministre de la Défense du premier gouvernement de la transition au lendemain de la prise de pouvoir par Andry Rajoelina. Parmi les Colonels, citons le Colonel Coutiti, emprisonné en 2002, libéré en 2009 et de nouveau en prison depuis cette affaire Bani. Le lieutenant Colonel Charles Andrianasoavina. Il a tenu un rôle important dans le changement de pouvoir en 2009. Il a été arrêté à la Bani. Emprisonné à Tsiafahy. Malade, il a été évacué d’urgence à la Réunion et s’y trouve jusqu’à présent. Sa présence est souhaitée par ses camarades à ce procès. Bref, voilà un procès éminemment politique qui divise profondément l’opinion et qui diminue le crédit de la transition devant la communauté internationale. L’heure devrait être à l’amnistie et non aux poursuites judiciaires. Quoi qu’il en soit, la nouvelle date butoir fixée par la Sadc est la fin de ce mois de mars pour une amnistie. Sera-t-elle respectée ? Zo Rakotoseheno |









