HPM : Pour le retour au pays des exilés politiques PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 11 Avril 2012 00:00

La loi d’amnistie et le Code d’éthique et de bonne conduite pour les politiciens seront débattus en séance plénière ce jour, à Tsimbazaza. Les entités politiques semblent divisées par rapport à ces sujets. Bon nombre d’observateurs estiment que la loi d’amnistie pourrait constituer un blocage au processus de sortie de crise actuellement en cours. On peut citer notamment le cas de la mouvance Ravalomanana qui menace de quitter les Institutions transitoires si « Dada » ne bénéficie pas d’une amnistie. Pour leur part, les leaders du Hery Politika Mitambatra préfèrent entretenir le suspense. En effet, la position de cette entité politique semble floue quant à la question de l’amnistie. « Pour nous, une amnistie pour la réconciliation nationale signifie un grand pardon », a indiqué le président en exercice du HPM, Lemalady Eric hier, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue au Maestro Betongolo. Ce groupement de partis et associations propose une amnistie large, allant de 2002 jusqu’au 17 septembre 2011, date de la signature de la Feuille de route.

Justice. Par ailleurs, Robert Razaka a annoncé dans la foulée que les exilés politiques devraient rentrer librement et les conflits doivent être réglés au pays. On se demande alors pourquoi les leaders de cette entité politique n’ont exprimé aucune réaction quand les dirigeants de la HAT ont sorti un NOTAM pour empêcher le retour de Ravalo le 21 janvier dernier. Toutefois, le HPM roule pour le respect de la souveraineté nationale et l’indépendance de la Justice et exige que les décisions de Justice soient appliquées. Pour Robert Razaka, « il ne faut pas confondre réconciliation et Justice ». En ce qui concerne les élections, cette entité politique propose la tenue en premier lieu de la Présidentielle. Le HPM exige également une refonte totale de la liste électorale, contrairement à la déclaration de la présidente de la CENIT, Attalah Béatrice qui prévoit uniquement une révision. Pour trouver une consensualité dans la mise en place des démembrements de la CENIT au niveau des Régions, le président de la Commission amnistie et réconciliation nationale au sein du CT réclame une rencontre des entités signataires de la Feuille de route. La question est de savoir si la CENIT va céder aux pressions des politiciens.  

Davis R

 

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