Grands Corps de l’Etat : « La consensualité est dans l’impasse » PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 14 Avril 2012 00:00

Ils estiment qu’il faudrait redresser au plus vite le pays, notamment dans la conduite des affaires de l’Etat. Et que tout un chacun assume sa responsabilité.  

Rideau sur les assises nationales de la confédération des Grands Corps de l’Etat, hier au centre de conférence international d’Ivato. A l’issue duquel, les Grands Commis de l’Etat ont dressé un tableau pas reluisant des affaires nationales. Tant sur le plan politique, social mais surtout économique. Et d’en tirer la conclusion que la consensualité est dans l’impasse. Ils estiment ainsi qu’il faudrait redresser au plus vite le pays, notamment dans la conduite des affaires de l’Etat. Et lancent un appel à tout un chacun afin d’assumer sa responsabilité.

Modernisation de l’administration. Il a été décidé aussi, lors de ces assises, la mise en place du Conseil Supérieur de l’administration (CSA). Une structure qui sera rattachée à la Primature. Entrant dans le cadre de la modernisation et de la rénovation de l’administration. Elle porte notamment sur une simplification des formalités et des procédures administratives, une politique de transparence avec le renforcement du droit d’accès des usagers aux documents administratifs. Ces Grands Commis de l’Etat ont également mis en exergue la stabilité et la continuité. Et plus particulièrement la neutralité de l’administration qui va constituer un des points de départ pour le dénouement de la crise.

Prêter main forte. Ils ont reconnu qu’ils n’ont pas assumé convenablement leur rôle. Et se disent toutefois prêts à dénoncer ceux qui entravent à la bonne marche de l’administration. Tout en faisant appel aux politiciens de faire taire leurs ambitions personnelles. Pour sa part, le chef du gouvernement Omer Berizky d’annoncer que la Primature va prêter main forte aux Grands Commis de l’Etat. A l’instar des Grands Corps de l’Etat, il fait appel aussi à la bonne volonté de tout un chacun pour sortir le pays de la crise dans lequel il s’est enlisé. Pour la grève menée par les enseignants, « ils sont dans leur droit. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes dans une situation critique », a-t-il soutenu. Cependant, à lui d’annoncer qu’un espace dialogue sera ouvert. Mais l’on se demande s’il va être entendu ou va-t-il prêcher dans le désert ?  

Dominique R.

 

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