
| Grâce présidentielle |
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| Lundi, 16 Janvier 2012 00:00 |
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Les cérémonies de présentation de voeux au couple présidentiel au palais d’Iavoloha ont pris fin avec celle de la presse, des sportifs et des artistes. Le Président de la Haute Autorité de la Transition a choisi ce moment pour surprendre ses invités en usant de l’un de ses plus importants pouvoirs, à savoir la grâce. Il a annoncé la remise en liberté de tous les journalistes qui moisissent en prison. La mesure a été accueillie favorablement. Grâce présidentielleD’abord parce que la presse ne s’y attendait pas. - Cela fait une éternité que la classe politique se bat pour que les prisonniers politiques puissent être libérés. Les journalistes qui pour le public en ont fait partie ont bénéficié d’une grâce présidentielle. Ensuite parce que Ruffin Rakotomaharo qui a présenté les voeux au nom de la presse, a demandé la dépénalisation des délits de presse. La mesure de grâce est venue comme une réponse du berger à la bergère. Mais en fait le combat de la presse pour la dépénalisation reste entier tant que le code de la communication prévoit en plus des amendes à l’endroit des journalistes coupables de délits de presse, des peines de prison. Pour «un mot » ou «une phrase» le journaliste peut se retrouver en prison. Comme le criminel qui a cassé une banque, ou assassiné quelqu’un. La priorité aux sanctions n’est pas normale dans un pays qui a choisi une Constitution favorable à la défense des libertés fondamentales du citoyen dont celle de l’expression et de l’opinion. La logique en démocratie devrait être de défendre les libertés rappelées dans la Constitution avant de penser aux sanctions. Quoi qu’il en soit, la grâce présidentielle est venue à point nommé pour soulager un tant soit peu, les menaces de censure qui pèsent sur les médias depuis quelques temps. La presse à Madagascar est plus que centenaire. Elle a beaucoup d’expérience, elle en a vu de toutes les couleurs au cours de sa vie. Ce n’est plus à cet âge qu’il faut lui refaire son éducation. Le Président de la HAT a rassuré la presse lorsqu’il a déclaré qu’il n’y aura pas de censure. Le message a été reçu cinq sur cinq. A la presse d’en être digne à travers son professionnalisme. Bien sûr, des questions continuent de se poser après cette mesure de grâce présidentielle envers les journalistes. Pourquoi seulement les journalistes et non pas l’ensemble des prisonniers politiques ? Pourquoi le président de la HAT n’a-t-il pas décidé une amnistie comme il l’avait fait dès son arrivée au pouvoir en 2009 pour certains prisonniers politiques ? la balle est toujours dans son camp. Zo Rakotoseheno |






