| Test grandeur nature |
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| Mercredi, 22 Février 2012 00:00 |
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La loi sur l’amnistie sera-t-elle prête à temps ? Le gouvernement d’union nationale n’arrive toujours pas à boucler le projet. Les discussions traîneraient en longueur à cause du cas de Marc Ravalomanana. Certains veulent à tout prix qu’il ne puisse bénéficier de l’amnistie. Il n’aurait pas pourtant besoin de cette faveur, s’il faut se référer aux déclarations du chef de la délégation de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, qui soutient que l’ancien président de la République n’est pas coupable. Néanmoins le projet de loi d’amnistie n’arrive pas à émerger pour être transmis au Parlement. Entre les partisans de l’amnistie générale et de l’amnistie sélective, le fossé est loin d’être comblé. Faute de compromis, ils camperont des années durant sur leurs positions inflexibles. Test grandeur natureMarius Fransman a donné jusqu’au 29 février pour sortir cette loi. Il ne reste plus aujourd’hui au pouvoir de transition qu’une semaine pour gagner le pari. Le ministre sud africain, chef de la délégation de la médiation de la Troïka de la Sadc qui a fixé cette date butoir, attend des signataires de la feuille de route une démonstration de volonté politique qui convaincrait le monde entier sur la bonne foi de la classe politique malgache dans l’application de la feuille de route. Le test grandeur nature est la prise de cette loi d’amnistie qui constitue un maillon essentiel de l’apaisement permettant de tenir des élections libres, neutres et crédibles. A sept jours de l’échéance, il est donc important de se demander ce qui peut arriver si le pouvoir de Transition ne réussit pas le test. La Troïka de la Sadc à l’origine de la date butoir lui donnera-t-elle une seconde chance en imposant un nouveau délai pour sortir la loi d’amnistie ? Ou bien cherchera-t-elle à savoir où se trouve la source du blocage pour redéfinir les règles du jeu ? Au niveau du public, l’équation est simple, apaisement égal amnistie générale. La volonté d’amnistier et d’aller aux élections est très forte. C’est la classe politique en revanche qui fait perdre du temps avec ses calculs qui ne considèrent que des intérêts particuliers. Le pays a besoin de réconciliation et de pardon. En s’éloignant de ces valeurs qui entrent dans l’esprit de la feuille de route, la classe politique retarde la sortie de crise par le blocage de l’amnistie. Zo Rakotoseheno |









