| Des pouvoirs importants |
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| Mardi, 07 Février 2012 00:00 |
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L’échec du retour au pays de Lalao Ravalomanana remet sur le tapis le fossé qui continue de séparer les deux premiers responsables de l’Exécutif. Le premier ministre s’en plaint et dénonce. « Les grandes décisions sont parfois prises à l’insu du gouvernement. Or, afin de respecter la Feuille de route et dans un réel souci de consensualité, il est nécessaire d’harmoniser les actions de l’exécutif». A se demander si les membres du gouvernement obéissent parfois aux ordres du premier ministre qui ne semble plus croire en son autorité devant cet aveu d’impuissance. Des pouvoirs importantsOmer Beriziky est pourtant le premier ministre de consensus. La Feuille de route lui accorde un grand rôle voire les pouvoirs les plus importants pour la période de Transition. Mais il faut se rendre à l’évidence que des ministres ne reçoivent d’ordre que de l’autre pôle de l’exécutif, et l’ignorent complètement. En rentrant de la dernière réunion de Pretoria convoquée par la Troïka de la Sadc, qui a vu la participation des trois mouvances politiques signataires de la Feuille de route, le premier ministre est apparu confiant comme s’il venait de recharger ses batteries ou plutôt ses pouvoirs. Son communiqué le confirme «Après la rencontre de Pretoria, le président de la Transition et le premier ministre ont convenu de mettre en place une plate-forme Ambohitsorohitra/Mahazoarivo chargée de se pencher sur les questions importantes relevant de la mise en œuvre de la Feuille de route ». Mais rien de ce projet ne semble s’être concrétisé, il s’en rend compte comme s’il avait été le dindon de la farce. « Il est regrettable que des décisions continuent d’être prises de façon unilatérale sans aucune concertation». Le premier ministre ne cache plus sa déception. Dans les conversations du public, on s’interroge sur sa personnalité perçue «un peu trop diplomate». Un premier ministre de consensus détient des pouvoirs énormes qu’il devrait utiliser, non seulement pour lui ramener le respect et la discipline dans son gouvernement mais aussi et surtout pour atteindre les objectifs de la Feuille de route. « Le contexte socio-politique de notre Pays n’étant certes pas simple, la tolérance, le pardon, dans l’esprit du Fihavanana malagasy et la considération de l’intérêt supérieur de la Nation, sont les seuls vrais gages de sortie de crise». Si le premier ministre de consensus accompagne ses nobles pensées d’actions appropriées décidées courageusement et fermement, il devra réussir à mener cette transition à bon port. Zo Rakotoseheno |









