| Union Européenne : « Reconnaissance du Président de la Transition et du gouvernement » |
|
|
|
| Jeudi, 19 Janvier 2012 00:00 |
|
L’Ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union Européenne à Madagascar, Leonidas Tezapsidis a présenté hier ses lettres de créance au Président Andry Rajoelina. Un des engagements de Bruxelles. Condition. La présentation de lettres de créance est une « reconnaissance de la légitimité du président de la Transition et du gouvernement de transition », comme il est précisé dans la « Lettre au Président de la Transition » qui figure en annexe de la décision du Conseil de l’Union Européenne du 5 décembre 2011. Cette « reconnaissance » fait partie des engagements de l’Union Européenne, à charge pour la partie malgache d’honorer également les siens, condition posée par Bruxelles pour son « accompagnement politique et financier ». En contrepartie de la « nomination du Premier ministre de consensus et du gouvernement de transition d’union nationale », Leonidas Tezapsidis a présenté ses lettres de créance. 4 engagements. Dans la foulée de cette « reconnaissance », l’Union Européenne prévoit 4 engagements, en l’occurrence, « Réponse positive et une participation active, en consultation avec la SADC et l’UA, pour coordonner une réponse conjointe de la communauté internationale. Identification des mesures d’appui électoral sous divers instruments dont notamment l’instrument de stabilité, en fonction des disponibilités financières. Formulation des projets d’accompagnement de la transition sous le 10e FED et les lignes budgétaires. Formulation des programmes de coopération au développement sous le 10e FED dans les domaines d’intervention spécifiés par le PIN du 10e FED et les lignes budgétaires ». Pays prioritaires. Les autres engagements de l’Union Européenne sont liés à la « mise en place du parlement de transition et de la commission électorale nationale indépendante (CENI) et mise en œuvre avec l’appui des Nations Unies (rapport de la mission d’évaluation électorale) d’un cadre électoral crédible ». Si le rapport de la mission d’évaluation électorale est jugé satisfaisant et le calendrier électoral réaliste, cela se traduira par l’ « inclusion de Madagascar dans la liste des pays prioritaires pour une mission d’observation électorale de l’UE en 2012, et par conséquent, confirmation de la volonté de l’UE d’envoyer une mission d’évaluation électorale, en fonction des disponibilités financières et des résultats d’une mission exploratoire ». Amnistie. La poursuite des engagements de l’Union Européenne dépend de la partie malgache qui doit s’engager à l’ « adoption d’une loi d’amnistie, adoption par le parlement d’une loi pour définir les conditions de mise en œuvre de la démission du Président de la transition, du Premier ministre et du gouvernement de transition, s’ils décident de se porter candidats aux élections ». Elections. Après les élections présidentielles et législatives qui déboucheront sur un « Président, gouvernement et parlement nouvellement en place et le retour à l’ordre constitutionnel », la dernière étape des engagements de l’Union Européenne consiste en l’ « abrogation de la décision au titre de l’article 96 de l’accord de partenariat ACP/UE et de la décision de la Commission de reprise des fonctions de l’ordonnateur national ». La balle est dans le camp de la partie malgache qui doit honorer pleinement et entièrement ses engagements et non se complaire comme d’habitude, dans des demi-mesures, sous peine d’hypothéquer la reconnaissance. R. O |









