| Réunion d’urgence de Pretoria : Les atermoiements de la Troïka et les tergiversations de Fransman |
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| Vendredi, 27 Janvier 2012 00:00 |
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Le communiqué final de la réunion a dénaturé les importantes décisions prises pour accélérer la mise en œuvre de la Feuille de route. Qu’est ce qui s’est passé au sein de la Troïka ou au niveau du vice-ministre Marius Fransman ? Le 25 janvier 2012, c'est-à-dire 24h après la réunion de Pretoria, la Troïka a rédigé un communiqué de 8 points prêt à être publié. Ayant eu accès à ce « communiqué initial », des médias internationaux ont publié hier ses extraits. Dans ce communiqué « initial », la Troïka demande aux parties malgaches à prioriser l’adoption de la loi d’amnistie et des autres mesures d’apaisement avant le 29 février pour faciliter le retour inconditionnel de tous les exilés politiques et appelle en même temps l’autorité de la transition à assurer la sécurité de ces derniers. 24h après, un autre « communiqué officiel » de 15 points est sorti. C’est ce « communiqué officiel » qui a fait l’objet de large diffusion hier à Madagascar. Remise en cause. Daté du 26 janvier, certains points dudit communiqué semblent remettre en cause ceux du « communiqué initial ». Ce « communiqué officiel », après avoir reproché à Marc Ravalomanana d’avoir unilatéralement tenté de rentrer à Madagascar samedi dernier et à Andry Rajoelina d’avoir réagi par un Notam, met l’accent sur l’application de l’article 16, 17, 18, 19 et 20 qui doivent être lus avec l’article 45 (note explicative). Dans ce cas, le retour des exilés politiques n’est plus inconditionnel comme affirme le Point 6 du « communiqué initial ». Qu’est-ce qui s’est passé donc entre la rédaction du « communiqué initial » et la publication du « communiqué officiel ». Pour bon nombre d’observateurs, on assiste aux atermoiements de la Troïka et aux tergiversations de Marius Fransman qui a pourtant demandé à Pretoria au président du Congrès Mamy Rakotoarivelo d’accélérer l’adoption des différentes mesures d’apaisement. Ces faiblesses de la SADC risquent encore une fois de retarder la mise en œuvre de la Feuille de route. RAJAOFERA Eugène |









