| Amnistie avant le 29 février : Position ambiguë du premier ministre |
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| Mercredi, 01 Février 2012 00:00 |
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Le premier ministre Omer Beriziky semble être sceptique sur le calendrier fixé par le vice-ministre Marius Fransman. La date du 29 février 2012 fixée comme dernier délai par la Troïka pour l’adoption de la loi d’amnistie continue d’alimenter les polémiques dans le microcosme politique. Si le président Andry Rajoelina semble être froid sur cette mesure d’apaisement préconisée par la Feuille de route, le Parlement et le gouvernement sont en effervescence depuis la réunion d’urgence de Pretoria. Les représentants de la mouvance Ravalomanana au sein des Institutions de la transition se battent bec et ongles pour que cette loi d’amnistie impersonnelle et de portée générale soit adoptée avant le 29 février. A son arrivée à l’aéroport d’Ivato après son déplacement sur le sol sud-africain, le premier ministre Omer Beriziky a manifesté son accord sur la recommandation ou la directive (c’est selon) du vice-ministre sud-africain Marius Fransman. Hier, lors de sa rencontre avec les membres du bureau permanent du Congrès, le locataire de Mahazoarivo a souligné que la date du 29 février ne devrait poser aucun problème. Commission spéciale. Toujours dans la journée d’hier, mais au Palais de Verre d’Anosy devant les membres du CST avec qui le premier ministre Omer Beriziky a eu un face-à-face à huis clos, ce dernier a réitéré que l’adoption de la loi d’amnistie est une priorité. Par contre, interrogé par les journalistes à l’issue de ce face-à-face, le chef du gouvernement n’a pas tellement insisté sur la nécessité de respecter le calendrier proposé par la Troïka. « On va essayer d’adopter la loi d’amnistie avant cette date. Mais, si on n’y arrive pas, on va chercher un autre créneau. », a-t-il répondu. Les déclarations faites à la même occasion par le président du CST Dolin Rasolosoa semblent justifier le manque d’assurance lu sur le visage d’Omer Beriziky. En effet, le patron d’Anosy a révélé la mise en place d’une commission spéciale qui agira en parallèle avec la fameuse commission ad hoc interministérielle créée au niveau du gouvernement et chargée d’examiner la mise en œuvre des dispositions de la Feuille de route relatives aux différentes mesures d’apaisement. Selon le Gal Dolin Rasolosoa, cette Commission spéciale composée des représentants de la Présidence, du gouvernement et du Parlement se penchera sur la loi d’amnistie et les autres mesures d’apaisement. Deux sessions extraordinaires. Quoi qu’on dise, la mise en place de cette nouvelle Commission spéciale prendra du temps. Alors qu’après celle qui est en cours, on ne peut convoquer que deux sessions extraordinaires de 12 jours avant la date du 29 février. A Tsimbazaza, la plupart des congressistes dénoncent le fait de prioriser l’examen des lois électorales alors qu’il y a des questions plus urgentes. Pourtant il ne pourra y avoir d’élections sans l’apaisement politique et social. En tout cas, force est de constater que le premier ministre Omer Beriziky, qui est le chef de l’Administration de la transition, semble être coincé par les récentes déclarations du président Andry Rajoelina qui a martelé qu’il n’y aura pas d’amnistie. RAJAOFERA Eugène |









