| Vie d’entreprise : Un regain de litiges depuis la crise |
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| Mardi, 07 Février 2012 00:00 |
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Le Centre d’Arbitrage et de Médiation de Madagascar (CAMM) est relancé. Sur une cinquantaine de dossiers reçus, 21 candidats ont été sélectionnés pour effectuer une formation pratique à la médiation commerciale dispensée par des experts internationaux, pendant 5 jours à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo. Ce sont des futurs médiateurs de ce centre une fois qu’ils auront leur agrément. Si auparavant, cette entité a été peu connue dans le monde des affaires, car on n’a enregistré que 10 à 15 contrats traités en l’espace de 5 ans, les entreprises sont actuellement nombreuses à y avoir recours. « En effet, il y a un regain des litiges commerciaux depuis la crise », a soulevé Raphaël Jacob, le président du CAMM lors de l’ouverture de cette formation pratique hier. Trouver un accord. « Des entreprises sont en difficulté financière. Elles n’arrivent plus à exécuter les contrats commerciaux conclus avec leurs partenaires. Cette violation de contrat entraîne l’accroissement du recours au centre d’Arbitrage et de Médiation », a-t-il poursuivi. Les formes de différends commerciaux rencontrées sont, entre autres, le problème d’impayés, la mauvaise exécution d’un contrat, l’annulation des commandes et la concurrence déloyale. Comparé à la justice conventionnelle dont le règlement de litige dure assez longtemps, le CAMM peut le faire en l’espace de 6 mois à 1 an pour l’arbitrage, et mieux encore, avec une durée plus courte si l’on fait recours à la médiation. « Il est préférable de trouver un accord, même parfois mauvais, que de se risquer en justice et de perdre ainsi un ami », a expliqué Martin Rakotozafy, le président de la CCIA. Autonomie. Notons que le centre d’Arbitrage et de la Médiation ne traite que les litiges commerciaux. En général, le taux d’accord entre les parties s’élève à 80% tandis que dans 6 cas sur 10, celles-ci retravaillent ensemble. Le CAMM bénéficie encore de l’appui du PNUD jusqu’à ce qu’elle atteigne son autonomie. Après la formation des médiateurs, son secrétaire général sera recruté. Ce centre peut ainsi redémarré, a-t-on conclu. Navalona R. |









