Samedi, calme plat en ville : Mais ambiance festive vers Ivato PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 23 Janvier 2012 00:00

Samedi dernier, la foule a répondu en masse à l’appel des pro-Ravalomanana, afin d’accueillir ce dernier en héros. Alors que toutes les routes menant vers Ivato étaient envahies, le calme était presque inquiétant dans le centre ville.

« Dépêchez-vous, il faut rentrer avant 14h aujourd’hui, on ne sait jamais ce qui pourrait se passer », lance cette femme à toute sa famille. Remplissant rapidement son caddy, elle se dirige vers la longue file devant chaque caissier de la grande surface. Il n’était que 11h dans la matinée, et la psychose commençait à guetter tout le monde. Car samedi, c’était presque dans une ville morte que les quelques personnes qui sont sorties, ont fait leurs courses. Dans les grandes, moyennes surfaces comme dans les épiceries, les clients ont déserté les rayons. De peur des « sakoroka » éventuels, ou parce qu’ils avaient d’autres projets pour la journée. « Aujourd’hui n’est pas un samedi comme les autres, il n’y a vraiment personne. On pense qu’on va fermer dans l’après-midi. De toute façon, il n’y a pas affluence », explique une gérante de boutique de vêtements. Partout dans la ville, tout le monde était sur le qui-vive. Avec une petite radio à la main, histoire de se tenir au courant des évolutions de la situation, chacun essayait de faire au plus vite pour rentrer rapidement à la maison. Seul le grand marché du samedi d’Ambodin’Isotry a attiré la même foule que d’habitude.

Embouteillages. Et si les rues étaient désertes en ville, toutes les portions de route menant vers Ivato étaient envahies de voitures. On ne parle même plus d’embouteillages, mais carrément de bouchons. Pas moyen de bouger, ne serait-ce que d’un mètre, il y avait des véhicules partout, et la foule était venue en grand nombre. « C’est une ambiance très festive aussi, on sait qu’il y a risque de sakoroka, mais cela nous est égal ! » lâche ce jeune homme, venu en grande famille. Et ces embouteillages longs de plusieurs kilomètres ont commencé de bon matin. En fin d’après-midi, alors que la foule commençait à regagner les centres villes, les taxis-be étaient chargés à bloc. Certains en ont même profité pour augmenter les prix, allant jusqu’à 1 000 ar, vu le nombre important d’usagers. Ce qui n’a fait reculer personne, puisque toutes les lignes étaient bondées de monde.

Anjara Rasoanaivo

 

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