Lutte contre les violences : Place aux communautés et aux associations PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 27 Janvier 2012 00:00

Une réunion de formation regroupant les leaders d’associations oeuvrant dans la lutte contre les violences s’est tenue hier au Motel Anosy.

Sous l’initiative du PNUD et en partenariat avec l’UNHR, L’UNFPA et l’Unicef, ce projet vise à sensibiliser les populations sur les différentes formes de violences et à vulgariser les droits des victimes. A plus forte raison, il s’agit de former ces jeunes meneurs d’associations d’orienter les victimes vers les structures déjà en place, afin qu’elles puissent obtenir gain de cause. Il s’agit de la police, des gendarmes, de la police des mineurs, du tribunal de première instance, des CECJ et des ONGs qui sont spécialisées dans les types de violence tels que le centre Trano Aro Zo, ACAT, SPDTS et Mifohaza. Le projet, mis en œuvre par l’agence Project’Or, couvre trois zones d’intervention : Antsiranana, Toliara et Antananarivo. Lancé le 19 décembre 2011, il a englobé les campagnes médiatiques, les animations de rue, ainsi que les formations à l’endroit des chefs fokontany et des leaders d’association. Le projet est prévu prendre fin d’ici le mois prochain. Mais déjà, les résultats sont encourageants car depuis le début de cette campagne, le taux de fréquentation dans les diverses structures a connu une hausse de 800%.

Violences et abus. La violence est un fléau qui touche toutes les catégories de personnes. Il y a les violences physiques, psychologiques, conjugales, économiques, sexuelles… et tout le monde peut en être victime. La violence à l’égard des enfants est une situation récurrente que l’on cherche encore à éliminer, car plusieurs milliers d’enfants sont encore victimes des pires formes de travail, et qu’ils ne jouissent même pas de leur droit d’aller à l’école. La violence à l’égard des femmes est également un fléau important assez difficile à éradiquer. Car dans cette forme de violence, il y a un « non-dit » que la société elle-même met en place. Car comme on dit, on lave son linge sale en famille. Les victimes n’osent donc pas partager leurs problèmes, par honte, ou par peur. Il existe pourtant quatre formes de violence : la violence sexuelle, la violence économique, la violence psychologique et la violence physique. Chaque meneur d’association a donc eu les formations nécessaires pour mieux cerner ces types de violence, de les traiter et au mieux, d’aiguiller les victimes en cas de besoin. Dans la plupart des cas dans les CECJ.

Anjara Rasoanaivo

 

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