| Enseignement supérieur : Le SECES campe sur sa position |
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| Vendredi, 27 Janvier 2012 00:00 |
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Une direction collégiale se charge de la conduite, au niveau national, des affaires du syndicat des enseignants-chercheurs jusqu’à la tenue du prochain congrès national, du 22 au 24 février. La position du syndicat des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur (SECES) n’a pas changé d’un iota. Le SECES maintient toutes ses revendications et la suspension de toutes les activités pédagogiques et de recherche dans les 6 universités publiques de Madagascar. Malgré l’annonce par le ministre de l’Enseignement Supérieur, de l’imminence du paiement des heures complémentaires, le SECES ne cède rien. « Jusqu’à maintenant, nous ne voyons rien venir et cette annonce ne s’est pas encore concrétisée », déclare Gilbert Rasolomampiandry, président de la direction collégiale du SECES mise en place durant le conseil national du syndicat, hier, après la démission de l’ancien président du conseil national, Armand Rasoamiaramanana, nommé au poste de directeur général de l’enseignement supérieur. Cette direction collégiale est chargée de la coordination nationale des actions du SECES durant la période transitoire et de la préparation du prochain congrès national, les 22, 23 et 24 février. La reprise des activités pédagogiques et de recherches ne sera donc pas pour demain. Le SECES insiste sur la mise en œuvre des 3 décrets (2009 – 1214/1215/1216 du 6 octobre 2012). « Ce n’est pas une question d’argent, mais de principe », déclare à ce sujet, Gilbert Rasolomampiandry. « L’Etat refuse d’appliquer ses propres décisions et c’est plutôt là la vraie ‘grève’, dans la mesure où les décrets sus-mentionnés ont été dûment signés par des représentants de l’Etat, en l’occurrence le ministre des Finances et du Budget », fustige-t-il. La démission de ce dernier figure toujours parmi les revendications du syndicat, mais sans grand effet. Dans les décrets en question figurent les questions d’alignement des grilles indiciaires et les diverses indemnités y afférentes. « Il y a injustice car les agents de l’Etat ne se trouvent pas sur un même pied d’égalité. L’exemple le plus évident est celui du médecin stagiaire par rapport au professeur titulaire dans l’enseignement supérieur : indice 3250 pour le premier et 2650 pour le second. En d’autres termes, un jeune médecin à la sortie de l’université sera mieux placé sur la grille indiciaire que le professeur qui l’a formé à la faculté de Médecine. C’est ce deux poids deux mesures que nous voulons dénoncer », a-t-il été expliqué. Statu quo, donc, dans ce feuilleton qui risque encore de se poursuivre dans les prochaines semaines. Les étudiants, du moins, les associations pédagogiques ont, pour leur part, décidé de se rallier aux enseignants-chercheurs. Hanitra R. |









