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MIDI MADAGASIKARA : Tiana Raoelina, vous vous êtes mis au triathlon et vous en êtes à la 26e édition. Etes-vous satisfait des résultats jusqu'ici ? Tiana Raoelina, président de Triathlon Madagascar : Par rapport à nos débuts fin 2004, le nombre de participants, le nombre d'épreuves (Aquathlon, Duathlon et Triathlon) mais surtout le niveau de performances a nettement augmenté. Si dans les premières éditions de triathlon les vainqueurs avaient une moyenne d'âge de 40 ans. Les vainqueurs actuels ont environ 22 ans et ils ont gagné une vingtaine de minutes sur des parcours qui se faisaient auparavant en 2 h 30 pour un triathlon olympique par exemple. M.M. : Qu'est ce qui vous manque en général ? T.R. : Pour le triathlon qui combine successivement la natation, le vélo et la course à pied, et l'aquathlon (natation et course à pied), le principal handicap est l'insuffisance, voire le manque de piscines qui se traduit par un faible taux de nageurs et/ou avec un niveau de natation faible. Par contre, en duathlon, combinaison vélo et course à pied, nous avons un vivier d 'athlètes important pour ne parler que des nombreux cyclistes licenciés actuellement ou des coureurs de demi-fond qui ont un bon niveau de cyclisme. Pour eux, le duathlon est une manière d'avoir une deuxième carrière sportive car les duathlètes arrivent à maturité vers 25-30 ans. Deuxième handicap majeur pour les trois épreuves, c'est le matériel et surtout les vélos. Les prix des vélos ordinaires ne sont déjà pas accessibles à tout le monde mais il faut savoir aussi que les vélos de compétition peuvent coûter jusqu'à 5 000 euros, voire plus ! M.M. : Après la natation et plusieurs mandats dans cette discipline, qu'attendez-vous du triathlon , qu'est ce qui différencie du point de vue management (présidence) ? T.R. : J'ai démissionné de la natation après trois mandats par ce que je voulais faire autre chose et que je ne supportais plus la mentalité qui y régnait. Pour diverses raisons, en sport et c'est vrai en natation, vous n'avez plus de bénévoles désintéressés. Beaucoup de soi-disants responsables n'occupent des places au sein des ligues ou de la fédération uniquement pour en tirer un profit personnel ou favoriser leurs enfants dans les prises de décision surtout pour les sélections internationales. Ces ligues organisent une, au maximum, trois compétitions par an. Ne parlons pas de stages, ni de formation, qui sont inexistants alors qu'on donne après à ces personnes le pouvoir de sanctionner la fédération. De qui se moque-t-on ? Au triathlon, l'ambiance est différente et plus saine. Il y a bien sûr de la rivalité entre athlètes mais c'est une concurrence saine et il y a respect de l'adversaire. On a plus affaire à des individus adultes et raisonnables alors qu'en natation, même si ce ne sont pas heureusement la majorité, on a souvent affaire à des parents revendicatifs et de mauvaise foi. Ceci dit, j'ai gardé en natation de solides amitiés avec des anciens nageurs, parents ou responsables et les anciens membres de mes trois équipes fédérales.
Recueillis par Anny Andrianaivonirina
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