
| Portrait : Claude Dieu Donné Ratsarazaka, un grand journaliste sportif et culturel ! |
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| Vendredi, 20 Janvier 2012 00:00 |
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Né le 26 février 1930 et mort le 18 janvier 1962, Claude Dieu Donné Ratsarazaka était un des pionniers du journalisme sportif à Madagascar ! Grand reporter à la Radio de Tananarive, il fut le premier diplômé de la SORAFOM ou Société de Radio France d’Outre-Mer en 1957. Ses pairs journalistes sportifs de l’époque parlent de lui comme de l’un des meilleurs reporters « qui vous fait vivre les matchs de rugby ou de foot comme si vous y étiez ». Il avait ses propres mots pour parler du sport, ni blessants, ni subjectifs, et il savait faire vivre le réel, le vécu. Il n’avait pas utilisé son nom Ratsarazaka au début pour ne pas subir la même disgrâce que son oncle poursuivi pour ses opinions politiques.. Interdit de baisser les bras . Mort à 32 ans, il a laissé une veuve, née Ramanandraibe et trois enfants à savoir Ratsimandresy Ratsarazaka Andrianirina Andriamahefa, Patricia Ratsarazaka Ratsimandresy épouse Rasoarahona et Mamy Marie Claude Ratsarazaka Ratsimandresy épouse Chaigneau. Fils unique, il a laissé aussi un fils unique en la personne de Ratsarazaka Ratsimandresy qui a aussi un unique fils ! Mais Daud Ratsarazaka, ce pionnier parti tôt, a derrière lui sept petits-enfants et un arrière-petit-fils avec Ilo Rasoarahona. Si Daud Ratsarazaka a fait du journalisme son métier et sa passion, son fils a un peu hérité de lui en tâtant et en côtoyant de près le milieu du rugby. Ses filles aussi lui ont emboîté le pas. En effet, Patricia Rasoarahona a fait du journalisme à l’Ecole Supérieure de journalisme de Paris et Mamy Marie Claude Chaigneau en a été la Directrice durant plus de 20 ans ! Daud Ratsarazaka a eu une vie difficile après la mort de leur père en 1946. A 16 ans, il a pris en charge sa famille et sa sœur Angèle Ratsimandresy. Sa devise qu’il a su inculquer à sa famille était : il est « fady » d’être pauvre, « une anecdote, une sorte de blague sans aucune connotation pour faire passer le message aux enfants comme quoi on n’a jamais le droit de baisser les bras dans la vie quoi qu’il arrive». Ses poèmes chantés . Côté culturel, Daud Ratsarazaka a été le premier à écrire des pièces radiophoniques avec « Fahavaratra fahiny », première histoire passée à la radio. Premier S.G. de l’UPEM devenu Havatsa-Upem, il avait ses propres émissions comme « Valiha torofolo”, « Bitsiky ny poety », « Malagasy mivahiny ». Sa biographie est en cours, tout comme le Prix Daud Ratsarazaka qui va couronner ses meilleures pièces radiophoniques. Les œuvres de Daud Ratsarazaka sont pour la plupart devenues des chansons célèbres. On compte notamment l’un des grands succès de Barijaona et Odette Suzannah, « Vazon’ny lavitra », un poème écrit en janvier 1961, quand il était à Paris et que sa femme lui manquait. Ce côté patriote chérissant sa langue maternelle lui est venu de son oncle, le poète et non moins écrivain Flavien Ranaivo. Anny Andrianaivonirina |






