| Les sillons du passé : Une ville pour la princesse Andriamihantarivo : Mahajanga |
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| Vendredi, 23 Mars 2012 00:00 |
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Mettons un terme au suspense sur le sort de la petite-fille d’Andriamandisoarivo, livrée aux flots pour révéler le destin de son royal grand-père, et le sort de son royaume ! Le peuple, précise Dandouau que rapporte Philippe Oberlé, « avait supplié Tsimanato de ne point tenter une épreuve si cruelle, mais en vain. Les pêcheurs qui vivaient dans des cases au bord de l’estuaire, se mirent alors aux aguets sur la place, et là ou il n’y avait nul village, ils envoyèrent des hommes pour que chaque point de la côte fut surveillé depuis la bouche de la Mahajamba, jusqu’au sud de l’Ambongo ». Et le miracle fut ! « Grâce à la protection de Zanahary et des ancêtres, la caisse contenant la très jeune princesse, poussée par la marée, s’échoua dans l’embouchure même de la Betsiboka, en un endroit de la rive alors déserte de l’Est. Les pêcheurs se saisirent de l’enfant, l’élevèrent dans leurs bras, et chantant ses louanges célébrant sa fortune, coururent la porter au roi, son grand-père. Ce dernier, joyeux et attendri, donna alors à sa petite-fille le nom d’Andriamihantanarivo (la princesse pour qui des milliers ont imploré), et il commanda de bâtir une ville au lieu ou la mer avait rejeté son fragile fardeau », écrit Dandouau. Il la nomma Moudzangayeh (terre d’élection, lieu de choix). Majunga diront les Vazaha, Mahajanga écrivons-nous de nos jours. +S.J |









