| Amnistie, c’est urgent pour tous ! |
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| Vendredi, 03 Février 2012 00:00 |
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C’est sans doute moins le retour au pays demain de Lalao Ravalomanana que le projet de loi d’amnistie qui préoccupe au plus haut point la HAT. Une amnistie générale permettrait à Marc Ravalomanana de revenir sans inquiétude. Or, le président de la HAT ne semble guère prêt à lui accorder cette faveur. La ministre de la Justice a vite réagi devant la date butoir fixée par le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman, médiateur de la Troïka de la Sadc qui veut qu’une loi d’amnistie voie le jour avant le 29 février. Elle a évoqué la longueur des procédures pour affirmer qu’il sera quasiment impossible d’arriver au vote d’une loi d’amnistie dans le temps imparti. La mouvance Ravalomanana, en revanche, incite à plus de volonté politique pour appliquer la Feuille de route et pour réaliser les mesures d’apaisement indispensables pour organiser des élections libres, transparentes et crédibles. Amnistie, c’est urgent pour tous !La loi d’amnistie à laquelle le public aspire est celle qui relève plus de l’esprit de la Feuille de route, c’est-à-dire la recherche de l’apaisement par les valeurs de tolérance, de pardon et de réconciliation que de tout autre démarche inverse. C’est sans doute le moment ou jamais de prouver que le «fihavanana malagasy» n’est pas un mot vide de sens. C’est, en effet, une loi d’amnistie générale qu’il faudrait à cette classe politique qui a fait toutes les bêtises du monde. Car aucun de ses membres n’est vraiment «clean» concernant les responsabilités de cette crise qui dure depuis trois ans pour ne pas avoir besoin en conscience d’une amnistie. Le pays est si mal en point que l’heure n’est plus à se dire qui est le plus fort ou qui doit mourir. L’heure est à la réconciliation, à l’amnistie générale pour que tous les compteurs soient remis à zéro en vue des prochaines élections et de la reconstruction d’une république. Il est maintenant opportun, après le renouvellement des engagements pour l’application de la Feuille de route à la réunion récente de Pretoria, de favoriser strictement les intérêts de la nation et non plus les intérêts partisans, émotionnels, historiques et individuels, en adoptant en urgence la loi d’amnistie que la Sadc et partant la communauté internationale, attend pour croire à la bonne foi des autorités de transition dans ce processus de sortie de crise. Zo Rakotoseheno |









