2
         Aujourd'hui, le 02-09-2010 l Parution N°: 8086






 
 
Encore quelques jours
Séisme après séisme
Toute vérité est bonne à dire !
 

Gouvernement HAT : Pierrot et Ny Hasina consultés
.............................................
3 mouvances et HAT : Rejet contre rejet

Affaire Maminiaina Rasolondraibe : Le port de Toamasina menacé de fermeture
.............................................
Des milliers de personnes privées d’eau pour cause de suspension de paiement par la BAD

Tempête tropicale Hubert : 14 morts, et plus de 32 000 sinistrés
.............................................
Médecins fonctionnaires : Toutes les revendications acquises !

Football - CHAN 2011 : Le camp malgache très optimiste !
.............................................
Athlétisme : Eliane abandonne, Fanja éliminée

Election de « mini-miss » et « mini-mister » : Les enfants, sous les feux des projecteurs !
.............................................
DE-CI … DE-LA

Ivato : Maty voatifitra Rafefe, jiolahy mpamono olona
.............................................
Antsirabe : Mpiandry fonja nanao kidnapping, nangataka 50 tapitrisa ariary

 

 

Société Version imprimable Suggérer par mail

Sinistrés d’Ivan. Les conditions d’hygiène dans les sites d’hébergement des délogés du cyclone sont très déplorables.

Diarrhées, palu, IRA en recrudescence chez les enfants

Les enfants des délogés d’Ivan supportent difficilement les conditions de vie dans les différents sites d’hébergement. A Tanjombato, par exemple, 95 % des 40 sinistrés consultés au CSB II sont des petits malades, âgés de moins de 5 ans.  La même tendance s’observe également à Mandroseza où une équipe médicale du CSB II d’Ambohipo est dépêchée spécialement pour veiller à la santé des sinistrés accueillis à l’EPP et sur le terrain de basket du quartier.
« Diarrhées, paludisme et IRA ou infections respiratoires aiguës, constituent le trio de tête des maladies sévissant actuellement dans ces centres d’accueil », s’accordent à dire les médecins rattachés à ces camps de sinistrés.

Promiscuité

A voir les conditions d’hébergement de ces délogés d’Ivan, la survenue de ces diverses affections était prévisible. Dans la majorité des cas, l’intérieur des tentes installées à même le sol dans la boue, n’est recouvert que de «tsihy » ou de « jefotsy » très perméables à l’humidité. En outre, la promiscuité favorise le développement des maladies. En moyenne, près de 40 personnes dont 80 % des enfants, s’entassent dans une tente de près de 25m². L’air est ainsi irrespirable surtout qu’il n’y a que deux fenêtres au maximum sur les tentes.
Par ailleurs, les infrastructures d’hygiène sont très limitées sur ces centres d’hébergement. Les 4 000 sinistrés accueillis dans la cour de la Cisco d’Atsimondrano à Tanjombato, entre autres, ne disposent que de 4 toilettes. « Heureusement que chaque famille vient de recevoir un seau hygiénique d’une entreprise riveraine. Autrement, l’environnement en pâtirait. Et ce, sans parler des odeurs pestilentielles qui s’en dégagent», craint un responsable du site.

Infections cutanées

Par contre, aucune structure n’est aménagée pour permettre aux sinistrés de faire leurs toilettes intimes et de prendre une douche. «Une borne fontaine de la commune est réservée aux sinistrés qui doivent se débrouiller pour trouver un petit coin assez isolé pour se laver », déplore toujours notre interlocuteur.
Malgré ces conditions d’hygiène déplorables, les autorités sanitaires à proximité de chaque centre d’accueil interviennent au mieux pour limiter la recrudescence des maladies. « Tous les jours, nous procédons à des aspersions domiciliaires d’insecticide dans chaque tente. Nous ne relâchons pas non plus nos séances de sensibilisation à l’hygiène pour éviter la résurgence des maladies épidémiques, comme le choléra ou la gale. Jusqu’à présent, nous n’avons recensé que deux cas d’infections cutanées qui ont été développés bien avant leur installation dans le site. Seulement, ces cas n’ont été traités qu’ici. Et des mesures sont déjà prises pour éviter leur éventuelle propagation », explique le Dr Juliette Ranorosoa, médecin-chef du CSB II de Tanjombato.
Dans tous les cas, pour prévenir toute épidémie, les sinistrés devraient tout de suite se rendre au centre de santé le plus proche de leur site d’hébergement. D’ailleurs, la prise en  charge médicale et les médicaments y sont fournis gracieusement.

v.a.

 












 

 
 
 
 
 

 




Vous êtes le
10328455 visiteur
EDITION PRECEDENTE

   

Vous pouvez consulter nos archives en sélectionnant la date d'édition ci-dessus
 
CONSULTER LES ARTICLES DE L'ANCIEN SITE
   

Les éditions suivantes sont parues entre 01 août 2007 et 31 novembre 2007

© 2007. Midi Madagasikara. Tous droits reservés