| Cahier Economie |
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GROUPE TIKO. Six employés ont été arrêtés par les forces de l’ordre et un autre convoqué au Bianco sans évoquer les motifs, selon leurs pairs. 1 400 tonnes de farine enlevées par des militaires armésLa HAT a annoncé dernièrement l’élaboration d’un plan de relance de l’économie en partenariat avec des membres du secteur privé. Pourtant, la sécurité des investissements et des personnes, la base fondamentale de l’entreprenariat, est loin d’être garantie à Madagascar. Le groupe TIKO constitue l’une des victimes en permanence des abus de la HAT. Si cette dernière a déclaré à la presse que le groupe pouvait continuer à produire afin qu’il puisse rembourser ses dettes fiscales dont le montant n’est pas prouvé, c’est le cas contraire qui se produit car elle s’empare plutôt des biens appartenant à TIKO. Destruction d’une société La preuve, l’usine de production de farine de Tiko à Toamasina est maintenant fermée. Des militaires armés viennent presque journalièrement pour saisir ce produit après avoir détruit par un poste de soudure le portail de la société Mana. Jusqu’ici, ils ont enlevé près de 1 400 tonnes de stocks de farine, a-t-on appris de source auprès de la société. Les employés ne peuvent rien faire face à ces éléments des forces de l’ordre qui sont prêts à utiliser leurs armes en cas de refus. Ils ne font que comptabiliser les sorties du produit de l’usine en les faisant suivre d’une constatation des huissiers de justice. Et comme d’habitude, le propriétaire ne reçoit aucun document notifiant tous ces actes enfreingnant la loi en vigueur. Il en est de même pour le riz import d’une quantité de 35 000 tonnes appartenant à la société Magro mais qui a été réquisitionné par la HAT. Ce que l’on constate est, en fait, la destruction totale d’une société malagasy. Climat d’insécurité En outre, l’usine Fanampy Rice à Vohidiala fait également l’objet d’une perquisition par des militaires hier. Avant cela, six employés du groupe Tiko ont été arrêtés par la Gendarmerie à Ambatondrazaka. Mais ils ont été vite relâchés une fois que la foule est venue manifester devant le poste de brigade pour demander leur libération, d’après les informations recueillies sur place. A part le groupe TIKO, d’autres sociétés ont été aussi victimes d’une perquisition par des militaires armés. C’est le cas de Maloci et d'une entreprise chinoise spécialisée dans le domaine de la ferraillerie où ces derniers ont pris une somme de 300 millions d’Ariary en détruisant le coffre, d’après les témoignages des employés. Les dix voitures de Malgamobile ont été également amenées de force vers le camp de la gendarmerie de Fort-Duchesne, dont le motif reste flou, puis relâchées le même jour. Ce n’est pas tout ! D’autres opérateurs économiques sont maintenant victimes des actes d’intimidation des militaires armés. Ils se demandent ainsi comment relancer l’économie en vivant dans un tel climat d’insécurité. Navalona R. |