Cahier Société

Maladies hydriques

Près de 90 000 personnes menacées

Les diarrhées et les autres maladies hydriques, c’est-à-dire liées à l’utilisation d’eau non potable, sévissent déjà dans certaines régions inondées, comme Vavatenina, Alaotra, Toamasina et Antananarivo. « Mais ces affections risquent de toucher près de 90 000 personnes issues de diverses autres localités sous les eaux à travers le pays », estime le Colonel Jean Rakotomalala, secrétaire exécutif du BNGRC. Pour éviter d’éventuelle épidémie, ce bureau national déploiera des équipes de médecins bénévoles dans les endroits très exposés à ces maladies.
En outre, pour soutenir les efforts du ministère de la Santé, l’Unicef a mis à disposition des principales zones affectées, des médicaments pour le traitement contre la diarrhée pour 60 000 personnes et des médicaments essentiels pour près de 9 000 individus. Par ailleurs, cette organisation mondiale pour l’enfance prévoit de distribuer incessamment 30 000 « kits wash » (seaux, timbales, jerricans, savons, réservoir d’eau, lave-mains). Quelque 1 500 familles hébergées dans des sites d’accueil de Tana ont déjà reçu les premières dotations.
En marge des maladies hydriques, les infections respiratoires et le paludisme sont aussi en recrudescence.

v.a.