La contre-offensive médiatique du régime



Jacaranda

C’est un régime décidé à ne pas céder un pouce sur le terrain de la communication auquel  le monde de la presse est confronté depuis plusieurs semaines. Les journalistes et les patrons de presse ne veulent cependant pas abandonner le combat qu’ils mènent pour la liberté d’expression. Ils continuent à sensibiliser l’opinion en expliquant la manière dont le code de la communication a été remanié et ils ne désespèrent pas de convaincre le pouvoir à un véritable dialogue sur ce sujet. Malgré le vote de la loi sans aucune opposition à l’Assemblée nationale, ils ne baissent pas les bras. Ils s’adressent directement au président de la République par le biais d’une lettre ouverte qu’ils ont  publiée dans  les journaux. Les quotidiens qui soutiennent le chef de l’Etat ne se privent cependant pas de parler de récupération politique du mouvement au vu de certaines déclarations faites par certains de ses membres. Ces assertions ont amené une partie du monde de la presse à recentrer le débat sur le code de la communication. Le président Hery Rajaonarimampianina qui se trouve à la moitié de son mandat fait tout pour redorer son blason auprès de la population et on prête à ses conseillers en communication l’intention de faire grande campagne pour valoriser son action durant ces trois ans à la tête de l’Etat. La population elle, semble indifférente à ce débat mené sur la liberté de la presse, préférant se focaliser sur la lutte pour la survie qu’elle mène quotidiennement.

La France, une semaine après l’attentat de Nice. Le monde politique français n’en finit pas de se déchirer après cet attentat qui a fait 84 morts et un peu plus de 200 blessés. Les ténors de la droite n’ont pas épargné le gouvernement de leurs critiques, accusant le premier ministre et le ministre de l’Intérieur de négligence dans ce drame. Les huées et les sifflets qui ont accueilli Emmanuel Valls lors de la cérémonie de recueillement à Nice ont fait volé en éclats cet esprit d’unité instauré par la communauté en général. La prolongation de l’état d’urgence de six mois a été votée à une écrasante majorité à l’Assemblée nationale, mais le débat qui l’a précédé fut particulièrement houleux, les députés de droite et de gauche se lançant mutuellement des invectives. Chaque camp avait déjà en tête la campagne pour l’élection présidentielle de 2018. L’enquête sur  cet attentat terroriste avance à grands pas et les détails sur les agissements de Mohamed Lahouaieg Bouel sont maintenant livrés à la presse. La revendication par DAECH de cet acte a un réel fondement car le projet qui impliquait cinq personnes a été profondément mûri. La France est maintenant entrée dans une ère où le terrorisme reste une menace pendante. Chacun doit maintenant vivre avec l’idée de voir se produire à tout moment un nouvel attentat. Les spécialistes affirment qu’il y en aura encore d’autres.

Donald Trump, candidat du parti républicain. Sa désignation comme candidat du parti républicain était attendue et  la convention de Cleveland l’a désigné comme son nouveau champion. Donald Trump a réussi à réunir la majorité des républicains qui l’ont plébiscité. Le seul hiatus aura été le discours peu flatteur de Ted Cruz, le rival malheureux qui a difficilement accepté ce sacre. Aucun des anciens présidents républicains encore vivant n’était présent. Donald Trump s’est présenté comme le candidat des pauvres et des sans grade et a parlé sur un ton rassembleur.

Le régime semble avoir repris le dessus après avoir été quelque peu malmené ces derniers temps sur le plan médiatique. Il a commencé sa campagne de médiatisation pour essayer de mettre en valeur un bilan très décrié. A mi-mandat, le président est décidé à engager sa contre offensive.

Patrice RABE

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