La machine électorale du HVM est en branle


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara

Lentement, mais sûrement, l’équipe entourant le président de la République affirme son emprise sur l’appareil d’Etat. Elle met en œuvre la stratégie qu’elle a élaborée pour l’élection présidentielle de 2018. Elle organise la campagne de ce dernier au vu et au su de tous les candidats potentiels qui ne peuvent évidemment pas protester. Les apparitions publiques et les inaugurations continuent. L’apothéose de cette semaine aura lieu aujourd’hui et demain avec le congrès du HVM à Mahajanga qui verra la présence du chef de l’Etat et des cadres du parti ainsi que tous les membres du gouvernement. Ce sera l’occasion pour le régime de marquer les esprits en montrant la chaleur de l’accueil qui lui sera réservée par la population. C’est en toute quiétude que le premier ministre et ses collaborateurs ont fait leur rapport d’’activités devant les députés. Les problèmes de l’heure ont été évoqués, mais ils l’ont été sans passion. Cette session de l’Assemblée devrait se dérouler dans l’indifférence totale des citoyens. Cette semaine aura été marquée également par le passage de Ramtane Lamamra, l’émissaire de l’Union africaine, en mission d’observation de la vie politique du pays avant les échéances électorales prochaines. Il a rencontré les présidents de l’Assemblée nationale et duSénat, le ministre des Affaires étrangères. Il s’est aussi entretenu avec l’ancien président Marc Ravalomanana.

Sur le plan international, la situation s’est apaisée au Zimbabwe avec l’acceptation par le vieux président Robert Mugabe de démissionner. Sa démission a été saluée par une explosion de joie de la population qui est heureuse de tourner enfin la page d’une dictature ayant laissé exsangue l’économie du pays. L’attention des médias s’est focalisée sur le traitement réservé aux migrants noirs vendus comme esclaves en Libye. Le reportage fait par CNN a mis en lumière les exactions commises par les trafiquants libyens de chair humaine au vu et au su des autorités. Le scandale est devenu international et les protestations venues du monde entier ont fait réagir le gouvernement libyen qui a décidé d’ouvrir une enquête.  Sur le continent africain, l’indignation s’exprime dans toutes les capitales et des pétitions sont lancées un peu partout.

La défaite de DAESH en Syrie et en Irak n’a pas sonné le glas du terrorisme. Bien au contraire, il ressurgit un peu partout dans le monde. Il se manifeste par des attentats sanglants. Le dernier en date a eu lieu hier dans le nord du Sinaï en Egypte. L’explosion d’un camion piégé et des tirs nourris contre les fidèles d’une mosquée  ont fait au moins 235 morts et des centaines de blessés. Un deuil national de trois jours a été décrété par le président égyptien.

En Europe, c’est la crise ouverte après l’échec de constitution d’une coalition de gouvernement par Angela Merkel qui domine l’actualité. L’ancienne chancelière n’avait pas réussi à convaincre les libéraux de la rejoindre et la perspective de nouvelles élections se dessinait. Mais si cela se produisait, cela avantagerait l’extrême droite. Devant ce danger, la SPD a annoncé hier qu’il était prêt à ouvrir des discussions avec le CDU.

C’est un parti HVM en ordre de marche qui est en train de se mobiliser pour soutenir la candidature du président Hery Rajaonarimampianina. La machine électorale est en branle et on le constatera         certainement ce week-end à Mahajanga. Tous les moyens de l’Etat sont mobilisés et vont continuer à l’être dans les mois à venir.

Patrice RABE


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