Un climat social toujours morose dans le pays



Jacaranda

Leur disparition a laissé un grand vide dans cette France qui les aimait tant. Jean d’Ormesson, le journaliste, l’écrivain et l’académicien et Johnny Halliday, la star incarnant parfaitement la chanson française sont partis au panthéon des grands hommes à un jour d’intervalle. Le premier incarnait à la perfection l’esprit français, le second a été le chanteur populaire par excellence, sachant transcender toutes les générations avec ses chansons. L’hommage qui leur est fait par les Français est unanime. Celui qui a été fait hier à Jean d’Ormesson fut solennel et particulièrement émouvant. Aujourd’hui, la France entière va être à l’unisson lors de cette descente du cercueil de Johnny sur les Champs-Elysées avant les obsèques à l’église de La Madeleine. Cette émotion a été ressentie bien au delà de l’Hexagone, car il était l’idole de plusieurs générations de mélomanes du monde francophone. Les chaînes de radio et télévision françaises ont bouleversé leur programmation pour évoquer le souvenir de la star.

Ces disparitions ont quelque peu éclipsé les déplacements du président français Emmanuel Macron en Algérie et au Qatar. Ces voyages officiels ont pourtant connu plusieurs faits marquants. Le chef d’Etat français a annoncé qu’il voulait ouvrir une nouvelle page dans l’histoire des relations franco-algériennes et qu’il ne fallait plus être lié par le passé. Il s’est ensuite rendu au Qatar où près de 12 milliards d’euros de contrats commerciaux ont été signés.

Un tournant a certainement eu lieu dans la géopolitique du Moyen-Orient après l’annonce de Donald Trump concernant l’installation de l’ambassade des Etats- Unis à Jérusalem. Il s’agit d’une rupture unilatérale du statu quo qui régnait depuis plusieurs décennies. Cette décision a été condamnée par les Palestiniens et le monde arabe en général. Les nations occidentales ont manifesté leur désapprobation. Nul ne sait ce que va devenir la paix fragile qui règne depuis. Le Hamas a appelé à une nouvelle Intifada. Effectivement des heurts ont eu lieu entre jeunes Palestiniens et soldats Israëliens, faisant deux morts. Mais un coup de théâtre est survenu, puisque le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed ben Salmane a suggéré au chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas d’abandonner l’idée de faire de Jérusalem la capitale du futur Etat palestinien.

Une fois n’est pas coutume, c’est par l’actualité nationale que nous terminerons cette chronique hebdomadaire. Cette fin d’année devrait être particulièrement morose dans la Grande Ile. Le climat social est plombé par ce train de hausse qui a éreinté la population. Le pouvoir, devant la situation de plus en plus délicate, a décidé de réagir et a constitué une équipe de contrôleurs ou task-force pour empêcher les spéculateurs du marché du riz de sévir et ainsi de freiner la hausse incessante du prix du riz. Des importations massives de la précieuse denrée ont été décidées pour satisfaire les besoins de la population. Le chef de l’Etat a fait son premier voyage officiel au Japon. Le premier ministre de ce pays a loué la stabilité politique de la nation.

La situation sociale dans le pays pose un véritable problème aux dirigeants. Des solutions sont activement recherchées, mais pour le moment, la population souffre de la précarité de sa situation. La communication du régime ne peut pas arriver à la rassurer entièrement. A quinze jours de Noël, l’ambiance est plus que morose et le dire ne doit pas être assimilé à une manière de contrecarrer les efforts du pouvoir comme certains de ses zélateurs l’affirment.

Patrice RABE


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