MIDIRAMA : Aucune éclaircie en vue pour la population malgache



Jacaranda

Le compte à rebours est commencé et on ne compte que les jours, voire les heures avant les fêtes de fin d’année. Cette période de l’année est généralement celle de la joie et des sourires pour la population alors qu’elle se prépare à célébrer la nativité et à passer un agréable réveillon. Mais la conjoncture ne se prête pas aux habitudes de bombance qu’elle avait prise. Aujourd’hui, le constat est amer. Elle devra se contenter de très peu car le temps des vaches maigres est arrivé. La flambée des prix qui a érodé son pouvoir d’achat lui permet juste de vivoter et il n’est plus question du superflu qu’on désire s’accorder pour ces occasions exceptionnelles. Les Malgaches en arrivent à limiter leur ration de riz car leur « makalioka » est hors de prix. Ils éprouvent une certaine réticence à acheter les « stocks tampon » plus abordables. La viande et toutes les autres denrées ne sont plus à la portée de la bourse de la majorité des citoyens. C’est donc un contexte de grande morosité qui règne en ce moment. L’opinion qui est complètement blasée s’intéresse de moins en moins aux efforts d’explication du régime sur cette chute brutale du pouvoir d’achat. La visite d’Etat faite par le président de la République au Japon a été, dit le service de communication de la présidence, un grand succès et on peut en attendre des retombées positives pour le pays. L’information semble avoir laissé de marbre le public. Ce dernier a surtout été frappé par la persistance de l’insécurité et la résurgence de la vindicte populaire à Ikongo. La session ordinaire de l’Assemblée nationale a été clôturée hier dans l’indifférence générale.

Sur le plan international, l’actualité est moins figée. Les positions des grandes puissances évoluent. Le président russe Vladimir Poutine, en accueillant en grande pompe son homologue syrien Bachar Al Assad, montre que son pays a retrouvé toute sa puissance d’antan. C’est grâce à sa puissance militaire que les djihadistes de DAESH ont été défaits et chassés de Syrie. L’humiliation de la guerre d’’Afghanistan est maintenant complètement oubliée et la Russie impose maintenant le respect aux autres nations. L’armée russe a annoncé qu’elle retirait une partie de ses troupes, mais les analystes affirment qu’elle restera encore longtemps sur place.

Le sommet de Paris sur le climat qui s’est tenu cette semaine a relancé la problématique de la dégradation de l’environnement et la nécessité de nouvelles avancées dans l’accomplissement des mesures prises lors de la COP 21. Le président Emmanuel Macron s’est imposé comme un des grands leaders du mouvement contre le réchauffement climatique. Les nombreux chefs d’Etat et de gouvernement présents ont affirmé leur détermination à garder le cap pris. Plus d’une centaine de grandes entreprises privées ont affirmé leur décision de prendre part à la réduction des gaz à effet de serre.

La sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne est maintenant bien engagée et un nouveau cycle de négociation avec les 27 pays européens est commencé. Le Brexit sera véritablement effectif à la fin de mars 2019 après que la Grande Bretagne aura définitivement quitté l’Union Européenne.

Les semaines se suivent et se ressemblent. La morosité qui s’est installée dans le pays n’est pas prête de disparaître. Aucune éclaircie ne semble poindre dans ce ciel plutôt sombre de la politique malgache.

Patrice RABE


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  1. de hihinan’ny tadiny eo ny gasy kely ! mamboly voky, tsy mamboly voky ! refa tsy mihetsjka fa miandry an’i zaka tsy hivalana eo….!

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