L’espoir de voir les conflits se résoudre n’est pas vain



Jacaranda

Une crise est-elle devant nous ? Pour le moment, c’est l’hypothèse que les plus pessimistes avancent. Au vu du climat politique très tendu qui règne depuis ces derniers jours, on ne peut jurer de rien. Les députés de l’opposition sont décidés à faire triompher leur bon droit en s’adressant à la HCC et au Bianco. Le régime ne l’entend évidemment pas de cette oreille et est en train de manœuvrer en sous main pour torpiller les initiatives de ces parlementaires. La diffusion d’une vidéo accusatrice sur les réseaux sociaux n’a fait qu’envenimer une situation déjà explosive. La venue d’une délégation de la SADC à Tana est lourde de sens. Les observateurs n’ont pas manqué de soulever la coïncidence entre son arrivée et le climat délétère qui règne actuellement. Ses membres ont rencontré tous les acteurs de la vie politique malgache. Aucune information n’a filtré sur ces entrevues qu’ils ont eues à la résidence de l’ambassadeur sud- africain à Ivandry. On saura peut-être un peu plus lors de leur retour au siège de la SADC. C’est dans un langage très diplomatique qu’ils vont rédiger leur communiqué, mais on pourra quand même se faire une idée de leur perception de la situation. L’opinion suit avec attention les péripéties de ce face-à-face tendu entre le régime et l’opposition. Ce sont des questions de principe qui ont fait réagir ces députés désireux de ne pas cautionner des pratiques peu orthodoxes. La situation peut très vite déraper car les intimidations se multiplient. On n’en est pas encore là, mais il faut être très vigilant car les esprits sont échauffés, et la moindre étincelle peut provoquer une explosion dont on ne peut pas mesurer les conséquences.

Sur le plan international, l’affaire Skypal continue d’alimenter les colonnes des médias occidentaux. Les expulsions s’intensifient aussi bien chez les Russes que chez dans les pays d’Europe et les Etats-Unis. Le Kremlin a décidé de renvoyer des dizaines de diplomates occidentaux en représailles aux décisions prises par les occidentaux. La Maison Blanche a voulu montrer sa fermeté en demandant le départ de 700 oligarques russes du territoire américain. La décision du président Donald Trump se voulait spectaculaire car il voulait échapper à l’accusation de laxisme qui lui avait été faite.

Au Proche Orient, le régime de Bachar Al Assad peut proclamer son triomphe sur les forces rebelles, et affirme avoir la main mise sur tout le territoire. Fort du soutien de ses alliés russe, iranien et turc, il peut même défier les puissances occidentales. Néanmoins, il voit se dresser contre lui Israël qui voit d’un très mauvais œil son alliance avec l’Iran.

C’est un véritable coup de tonnerre qui a ébranlé la scène politique brésilienne avec la condamnation de l’ancien président Lula à douze ans et un mois de prison pour corruption. Il s’agit d’un coup dur pour cet homme politique très populaire qui a l’intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle.

La France est perturbée par la grève organisée par les cheminots décidés à faire plier le gouvernement à propos de cette réforme de la SNCF. C’est une nouvelle méthode que les Syndicats utilisent cette fois-ci : ils inaugurent ce qu’ils appellent les grèves intermittentes. Ce sont des grèves qui durent deux jours et qui sont reconductibles. Le gouvernement et les cheminots campent sur leurs positions, mais chacun affirme être prêt à des négociations.

La crise n’est pas encore effective, mais elle est néanmoins présente dans tous les esprits. Pour l’instant, les échanges, bien que véhéments, sont dans la limite du raisonnable. Les dépôts de requêtes à la HCC et au Bianco laissent espérer que c’est le droit qui va résoudre les problèmes. L’opinion attend la suite des événements avec une certaine crainte. L’avenir n’est pas encore écrit et l’espoir de voir une résolution des conflits dans le calme n’est pas vain.

Patrice RABE


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  1. C’est un véritable coup de
    tonnerre qui a ébranlé la scène
    politique brésilienne avec la
    condamnation de l’ancien
    président Lula à douze ans et un
    mois de prison pour corruption.
    Est-ce possible à Madagascar une telle condamnation? Puisque nous avons un cas similaire à celui-ci. Je crois que la pauvreté ne nous laisse pas le choix. Nos juges corrompus, ne sauront que d’aider ces dirigeants de malheur qui piétinent som peuple du haut de la tête jusqu’en bas des orteils.

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