Les grandes manœuvres électorales ont commencé


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara

A huit mois du premier tour de l’élection présidentielle,  la machine électorale du régime est en train de se mettre en branle.  Les lois électorales ont été votées dans les deux Chambres et n’attendent plus que le contrôle de constitutionnalité de la HCC. Le chef de l’Etat continue à faire une précampagne très active avec des  inaugurations d’infrastructures et d’ouvrages réalisés récemment, tout en surveillant de très près son principal adversaire et en essayant  de ne pas se laisser  distancer au niveau des meetings en provinces. Il sait que pour l’instant, c’est  l’ancien président de la transition qui le devance auprès d’une  importante frange de la population. Il  tente donc d’effacer l’image  fringante de ce dernier, en lui mettant les bâtons dans les roues. Il a  l’avantage d’utiliser tous les moyens de l’Etat pour y parvenir, mais l’effort  que doit  fournir son équipe pour remonter la pente est très important.

Les médias audiovisuels et  la presse écrite ne lui facilitent pas la tâche en jouant parfaitement leur rôle de garde-fou. Cela a valu à une certaine partie  de ces organes de presse les critiques acerbes du ministre de la  Communication . Ce dernier a parlé de lettre de mise en demeure sans dire précisément à qui elle s’adresse. Néanmoins, cela n’empêchera pas les journalistes  de continuer à faire leur travail en respectant l’éthique et la déontologie de leur métier. La semaine a été marquée par cette hausse des prix du carburant qui a surpris tout le monde. L’opinion a observé un certain attentisme, mais a commencé à manifester son inquiétude après l’annonce de l’augmentation des frais des transports à la fin du mois. Tout semble être rentré dans  l’ordre après que le D.G. de l’ATT l’eut  réfutée.

Sur le plan international,  c’est la brusque montée de la tension au Proche- Orient ou plus précisément en Syrie qui a retenu l’attention de tous les médias. Les menaces de Donald Trump à l’encontre de Bachar Al  Assad ont laissé croire qu’une opération militaire contre les forces syriennes était imminente. Le conseil de sécurité qui s’est réuni en urgence n’a adopté aucune une résolution ordonnant un cessez-le-feu de trente jours à observer par toutes les parties sur le terrain. Le vote fut retardé à cause des amendements apportés par la Russie. Une nouvelle réunion aura lieu dans quinze jours pour s’assurer du respect de la trêve. Les chefs  d’ Etat occidentaux se sont entretenus par téléphone avec le président américain qui n’est plus aussi sûr de  vouloir bombarder la Syrie.

La France vit au rythme de la grève de la SNCF qui a grandement perturbé la vie des usagers. Cette grève qui a lieu deux fois par semaine est pour le moment supporté tant bien que mal par les Français, mais on ne pourra constater son effet que sur le long terme. Le gouvernement ne semble cependant pas vouloir céder, tous les responsables affirmant que la  réforme sera menée à son terme. Le président Emmanuel Macron l’a d’ailleurs confirmé lors de son interview sur TF1 et LCI, avant-  hier. Cette émission spéciale diffusée par ces deux grandes chaînes de télévision a permis à ce dernier de s’expliquer longuement sur son action depuis son élection  en mai 2017.

Le régime est décidé à aller de l’avant et applique sa stratégie de conquête de l’électorat pour gagner l’élection présidentielle. Toute son équipe est en ordre de marche, mais le camp d’en face n’entend pas se laisser faire et s’organise en conséquence. La scène politique va être particulièrement agitée dans les mois à venir.  Les grandes manœuvres électorales ont  commencé. L’opinion espère que la campagne électorale se déroule sans débordement.

Patrice RABE


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