Midirama : Conseil de classe fatal pour certains et heureux pour d’autres

A l’instar des usages scolaires, le conseil de classe comprenant un nébuleux groupe a rendu son verdict. Ainsi, 6 ont été remis à leur famille selon la formule consacrée dans le milieu des écoles mais pour, cette fois, les « remerciés » ne pourront plus intégrer un autre collège du même rang où les membres  figurent quand même dans le sacro-saint gouvernement de la République. Mais en plus, on leur a fait troquer leur toque d’anciens méritants, d’adoubés d’avant, contre des bonnets d’âne. Il leur sera difficile d’ôter cette patte molle de traînard, d’incapable de suivre un rythme à grande allure. Puis, 10 heureux nouveaux arrivants tous auréolés de palmes inégalables. A eux, tout sera attendu mais rien ne leur sera pardonné comme tout manquement  au contrat-programme, au code d’éthique et à la bonne conduite. Ils devront en tout cas œuvrer dans l’excellence pour ne pas figurer à bord de la charrette des non-reconduits au terme de la prochaine échéance. Enfin, 14 ont été reconduits et rejoignent leur maroquin, leur fausse modestie ne peut être camouflée sous ces airs dociles d’enfants  d’Akamasoa. Ils ont pourtant de quoi être fiers de constituer le socle du pouvoir quant à la stabilité de leurs assises, loin s’en faut car en politique on dit bien : « Il n’y a pas d’amitié qui tienne, mais seule compte la convergence d’intérêts ». Pour l’heure, les voilà encouragés à cravacher davantage leur « cerveau  » pour figurer le plus longtemps possible dans le tableau d’honneur.

Générosité et altruisme

Dans un autre chapitre, le buzz comme disent les internautes concerne le mode d’assistance des sinistrés lors des pluies torrentielles subies par de nombreuses régions de l’île. Les autorités somment les donateurs de s’adresser directement au BNGRC et interdisent à tout individu ou organisation d’effectuer eux-mêmes des collectes à cet effet. Dans l’absolu, il est vrai que pour que la distribution soit juste et équitable, il faut qu’elle soit centralisée, et cet organisme étatique est supposé avoir toutes les données nécessaires pour repartir à bon escient selon les natures et les quantités des besoins des régions à aider. Mais là où le bât blesse, on a trouvé nécessaire de justifier cette décision  par le soupçon de parer à d’éventuels détournements possibles  des dons, et en sourdine de craindre l’amalgame entre générosité et bénéfice politique de cet élan de solidarité. Ainsi donc, pour les politiques, toutes actions envers ses propres compatriotes ont toujours une visée politique et que l’altruisme, cet acte gratuit envers ses prochains, un leurre. Il est quand même malheureux que dans ces moments sombres que vit notre pays, on en est encore là.

La mort d’une légende et le virus qui tue à grandes enjambées.

La disparition soudaine d’une légende dans un accident d’hélicoptère n’est pas passée inaperçue cette semaine. Kobe Bryant, puisqu’il  s’agit de lui, est mort. La disparition de cette vedette de la balle orange adulée par des millions de gens, pas seulement les amateurs de basket-ball mais aussi ceux qui ne le sont pas, a ébranlé d’une peine profonde surtout les jeunes de tous les continents. On a beau être indifférent, on a beau ne pas s’intéresser à la NBA mais on ne peut pas qu’être sensible   devant ces marques de sympathie relayées par les médias et on se dit qu’avec l’omniprésence de la télévision de par le monde, ce dernier est vraiment devenu un village où qui ne compatit pas de la perte d’un voisin ?

Enfin, la grande muraille de Chine est vraiment devenue un rempart de défense des ennemis de l’extérieur mais, on n’a pas pensé qu’elle est, par contre, perméable de l’intérieur vers l’extérieur, on en veut pour preuve cette expansion à rythme effréné de la progression des victimes du désormais bien connu coronavirus. Les chiffres sont si effarants que les énoncés d’aujourd’hui ne peuvent qu’être provisoires. Il est quand même surprenant qu’un pays à régime communiste comme la Chine fasse preuve de tant de franchise dans l’existence et du combat courageux face au désastre. Parce que sa propagation est telle  que la Chine ait une telle présence dans le monde qu’il est impossible  de (se) camoufler et que la maxime communiste « Compter sur ses propres forces» est bien dépassée.

Ici comme ailleurs, les maux existent et il est bien difficile de se cantonner dans  son propre sort.

Mickey Ranarivao

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