Les multiples défis auxquels est confronté le régime

Le régime est en train de tracer petit à petit son chemin pour mettre le pays sur la voie du redressement. La tâche est ardue et les efforts à déployer sont immenses pour sortir de cette pauvreté dans laquelle les Malgaches se trouvent. Le mémorandum de la Banque mondiale présenté avant-hier positive la situation en disant que le pays est en phase d’expansion économique, mais elle pointe aussi du doigt de nombreuses lacunes qu’il faudra combler. La population n’est pas insensible à cette détermination du pouvoir et accepte bon gré mal gré de suivre ses directives. La lutte contre l’insécurité et contre la corruption est une entreprise de longue haleine, mais les résultats, même s’ils ne sont pas spectaculaires, sont perceptibles. Les citoyens continuent de lutter pour leur survie et ils se préoccupent surtout de la recherche de leur pitance quotidienne. Aujourd’hui, ils doivent se préoccuper aussi des conditions sanitaires qui règnent dans le pays. Le problème du coronavirus ne les alarme pas trop car il n’y a pas de cas avéré de la maladie chez nous actuellement. Le gouvernement a pris des mesures drastiques pour empêcher le virus d’entrer à Madagascar. La vigilance des autorités n’a pas été prise en défaut jusqu’à présent, l’interdiction d’accostage des bateaux de croisière dans les ports malgaches figurant parmi les mesures les plus spectaculaires. La Chine tente de nous rassurer sur sa volonté d’endiguer la propagation du coronavirus appelé maintenant SARS Cov 2. Le nombre de victimes chinoises croît de jour en jour, mais cela reste dans la limite du raisonnable. Madagascar est pour le moment épargné, mais et il faut rester vigilant.

La clôture du 33e sommet de l’Union africaine à Addis Abeba lui a permis de tourner une page de son histoire. L’Égypte du président Abdelfattah Al Sissi a passé le flambeau à l’Afrique du Sud de Cyril Ramaphosa à la tête de l’organisation. Cette réunion a été marquée par la volonté d’une plus grand solidarité et une plus forte implication des états pour  « faire taire les armes ». Le conflit libyen et le terrorisme dans la zone sahélienne sont pris en compte par le Conseil de la paix et de la sécurité. Le Secrétaire général de l’ONU, qui était sur place, a en quelque sorte mis les pays membres de l’organisation devant leurs responsabilités.

Aux Etats-Unis, on est entré de plain pied dans la lutte pour l’investiture démocrate à la présidentielle américaine. Après l’Iowa, c’était au tour du New Hampshire d’accueillir les primaires démocrates. Cette fois-ci, Bernie Sanders est sorti gagnant de la confrontation avec ses adversaires. Mais dans le même temps, le parti démocrate est ébranlé par de multiples divisions et il n’arrive à encourager les donateurs de lui envoyer leurs contributions financières.

Les désaccords entre la Syrie et la Turquie sont de plus en plus flagrants et leur rivalité se transforme en une guerre ouverte. La mort de soldats turcs lors de l’offensive de l’armée syrienne sur Idleb a provoqué la colère du président Erdogan qui a décidé de riposter. Des Syriens ont été en retour pris pour cible par des militaires turcs. Le chef de l’Etat turc s’en est pris verbalement à ses homologues russe et syrien. Il a été cependant convié à Moscou par Vladimir Poutine pour essayer d’aplanir ce différend. La tension est apparemment retombée.

En France, l’examen du projet de réforme des retraites au Parlement a été suspendue, les députés renonçant à examiner les 19.000 amendements qui ont été présentés par l’opposition. La campagne des municipales qui bat son plein en ce moment a réservé son lot de surprises. Le candidat officiel du parti au pouvoir à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux a décidé de renoncer à se présenter après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos sexuels ’incriminant. Le parti LREM est extrêmement embarrassé car ce scandale risque d’hypothéquer les chances du parti présidentiel de conquérir la mairie de Paris.

Le ciel politique malgache est dégagé et le pouvoir peut se confronter en toute quiétude aux problèmes de développement. Il doit arriver à surmonter les obstacles habituels qui se trouvent sur son chemin, à savoir la pauvreté et les difficiles conditions économiques. Les défis sont nombreux et c’est son devoir d’y faire face.

Patrice RABE

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. NY FAMPIASANA NY VOLA MALOTO GOAVANA ETO MADAGASIKARA NO ZAVA-DOZA HO AN’NY FIRENENA. TSY VENDRANA ANIE NY FMI sy ny BANQUE MONDIALE .Efa manomboka izao ny fahatratrarana ny Consulat Malagasy ao LA REUNION ,ary ho avy tsy ho ela ny manaraka .MAHAMENATRA E !

  2. Salama namako o,
    Eny e! Maro tsy tambo isaina ny fanamby miandry ny fitondra-panjakana. Ny fahavitana izany dia miankina be dia be amin’ny vola eo ampelatanana (tsy hidirako mihitsy ny hoe famatsiana a, na vola voafotsy io na avy amin’ny mpamatsy vola toy ny mahazatra, na « mpamatsy vola antsisiny »). Fa ny tena mahamaika ahy kosa dia ny fanajana izay laharampahamehana (priorités). Efa ambety teniko ny hoe: aminay dia ny sosialim-bahoaka no voalohany (ao izany ny fitsaboana, izay tena mampikaikaika ny ankamaroan’ny olona, ao ny ilaina amin’ny andavanandrompiainana (PPN), ao ny fandriampahalemana. Izay aloha aminay) – ny fampianarana isan’ambaratonga (fototra – ambony)… Ireo no maika be e.
    Ny fanenjehana ireo « be vinany » moa eny antsefatsefany eny ihany
    Ny tsapa kosa, tsy azo hodiantsy hita dia miroso ny dia (tsy hiteny aho hoe: miroso haingana na miadana) fa miroso. Mafy ho an’ny vahoaka ny miala amin’ny mahazatra (les gens ont horreur du changement, en négatif ou en positif) fa tsy maintsy manaiky satria heverina fa eo ny mpitondra handinika izay mahasoa ny vahoakany.
    Na izany aza, hita eny ihany ireo mpanilika (ao amin’ny fitondrana).
    Izay re fa mahereza, ry namako o

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