MIDIRAMA : Une mini crise politique qui a fait long feu

Pour la Chine, le pire n’est plus à craindre, mais ce sont les autres pays qui commencent à être impactés par la crise du coronavirus. L’attention des médias du monde entier est maintenant focalisée sur ce qui se passe en France et en Italie à la veille d’une véritable épidémie. Le président français Emmanuel Macron a déjà annoncé qu’elle est inéluctable et y prépare son opinion publique. Le nombre de morts et de personnes contaminées augmente de jour en jour. Les Malgaches suivent de près l’évolution de la situation et y attachent une attention particulière. Les relations étroites entre la Grande Île et la France étant ce qu’elles sont. La vigilance des autorités malgaches ne se relâche pas et les mesures appliquées pour prévenir le danger de contamination sont drastiques. Cela n’empêche, cependant, pas la dissémination du virus causée par l’arrivée de passagers venant de l’extérieur. Les arrivants suspectés de porter le virus sont tout de suite envoyés au CHU d’Anosiala et mis en quarantaine, mais jusqu’à présent, il n’y a pas eu de décès.

L’actualité nationale de cette semaine est riche en rebondissements. La déclaration faite par le vice-président de la CENI le week-end dernier a provoqué une véritable tempête dans le monde politique. Elle a été interprétée comme une manipulation par les uns, et comme une confirmation de leurs appréhensions à propos du processus électoral par les autres. Les explications fournies lors d’une nouvelle rencontre avec la presse par la commission ont permis de faire baisser la tension. Mais la requête, déposée par son président, demandant la destitution de celui par qui le scandale est arrivé pour violation de serment, s’apparente à une demande de sanction vis-à-vis de ce dernier. La polémique sera peut-être ainsi définitivement close. L’autre événement de la semaine est ce retrait des militaires assurant la sécurité du Sénat par le CEMGAM. Le président de l’institution a exprimé son incompréhension de cette mesure qu’il juge inopportune. La réponse qui lui a été faite s’est voulue rassurante. Il s’agit, a-t-on assuré, d’une simple mesure de contrôle. Elle a été suivie de celle de l’armement entreposé au Sénat. Certains commentateurs y voient une attaque pernicieuse contre le HVM. Cependant, on peut faire remarquer que ce parti, lorsqu’il était pouvoir, agissait de la même façon vis-à-vis de son opposition. Les régimes passent, mais les pratiques restent.

Sur le plan international, mis à part l’épidémie de coronavirus, c’est vers la tension au Moyen Orient entre la Syrie et la Turquie que l’attention des médias se focalise. L’escalade militaire à commencé lorsque l’armée turque est intervenue assez massivement dans le nord de la Syrie à Idleb après la mort de ses militaires. L’opération « Bouclier du printemps » a provoqué de nombreuses pertes du côté syrien. Mais des pourparlers ont été engagés entre les présidents Poutine et Erdogan. Un cessez-le-feu a été conclu, et il a pris effet hier.

Le primaires démocrates ont rendu leur verdict. C’est Joe Biden qui est maintenant en tête dans la course à l’investiture et il a de grandes chances d’être l’adversaire du candidat républicain en novembre prochain. Il a devancé Bernie Sanders qui est considéré comme trop à gauche par la partie conservatrice du camp démocrate. Le milliardaire Michael Bloomberg largement battu a apporté son soutien à Joe Biden.

La tempête politique qui a secoué le microcosme est en train de s’apaiser. Le Premier ministre, lui-même, a voulu calmer le jeu et a affirmé que le pays ne pouvait pas se permettre de vivre dans la contestation et qu’il avait besoin de calme pour progresser. La mini crise qui a eu lieu en ce début de semaine a fait long feu, l’opinion publique semblant peu sensible à l’appel de l’opposition. Le coronavirus est beaucoup plus présent dans l’esprit des Malgaches. La population a retenu les leçons du passé et préfère éviter de prendre part aux discussions politiques même si elles ont un véritable fondement.

Patrice RABE

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Ici a Fianarantsoa il n’y a pas encore des conseils pour la population au sujet du Coronavirus que va arriver sans doute et alors qu’est ce qu’on attend ?
    Que le virus soit là car il va arriver, ça c’est sure !!

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