Le début d’une deuxième phase de la lutte contre l’épidémie

Les chiffres avancés jeudi par le professeur Vololontiana Hantanirina Marie Danielle ont fait bondir l’opinion. Les 35 cas positifs annoncés ont semblé donner raison à tous ceux qui mettaient en doute la prise de conscience d’une partie de la population. Le régime a lui-même été choqué par cette recrudescence de cas de contamination au point de mettre en doute la fiabilité de ces résultats. Sa réaction a été assez virulente et décision a été prise de faire une enquête pour connaître le cheminement du processus ayant permis d’y arriver. Le ton véhément utilisé par la porte-parole du gouvernement indique qu’il y a eu une défaillance quelque part. Nous ne reviendrons pas sur tous les doutes qu’elle a émis, mais on a eu l’impression d’un véritable plaidoyer pour dédouaner le régime. On verra l’évolution de la situation dans les prochains jours, mais cela n’empêche pas de renouveler les recommandations des mesures de précaution faites par les autorités médicales et de faire preuve de vigilance, nécessaire à tout moment. Les trois zones à risque concernées par le déconfinement partiel sont maintenant sous haute surveillance. Toamasina bénéficie d’une attention particulière avec la multiplication des tests de dépistage sur place. Le déplacement du chef de l’Etat avant-hier a été l’occasion de mettre les citoyens devant leur responsabilité et de leur rappeler que le Covid-19 est une réalité à laquelle il ne faut pas se soustraire. La mise en avant du remède Covid organics a provoqué de nombreuses réactions à l’extérieur. Qu’elles soient positives ou négatives, elles ont l’avantage de faire parler de Madagascar. Les réserves émises sur son efficacité n’ébranlent, cependant, pas la confiance des autorités malgaches et celle des scientifiques de l’IMRA.

La situation de l’épidémie de Covid-19 dans le monde n’a pas tellement varié d’une semaine à l’autre. Les Etats-Unis caracolent en tête des nations les plus touchées. La propagation du virus se fait toujours de manière exponentielle. Avec près 1.300.000 cas de contamination et 78.900 décès, la patrie de l’oncle Sam n‘est pas près de voir le bout du tunnel. Le désir du président Donald Trump de déconfiner est mis à mal par l’annonce d’un épidémiologiste américain d’un nouveau départ de la pandémie. Le Royaume-Uni talonne l’Amérique avec 30.000 morts du coronavirus. Le Premier ministre Boris Johnson a été particulièrement malmené par le leader de l’opposition travailliste aux communes. Ce dernier lui a vertement reproché son imprévision dans la gestion de la crise du Covid-19. En France, on se prépare fiévreusement au déconfinement de ce lundi. Le plan présenté par le Premier ministre Edouard Philippe n’a pas suscité de véritables critiques. Il a même accueilli l’assentiment de la majorité des Français. La rentrée des classes se fera normalement, a annoncé le ministre de l’Education nationale et les mesures de précaution seront appliquées de manière stricte.

Il a fait le buzz durant deux semaines et il est vite revenu sur le devant de la scène, en réapparaissant tout souriant lors d’une manifestation publique. Kim Jong Un est bien vivant et en bonne santé. De nombreux médias avaient annoncé sa disparition. Les nouvelles de son hospitalisation et de sa mort ont fait le tour du monde. Seuls, les Sud-Coréens avaient continué à dire qu’il n’avait aucun ennui de santé.

L’annonce de cette brusque recrudescence de cas de contamination a provoqué la stupeur d’une opinion qui commençait à être rassurée par les informations distillées par les organes de communication officielle. La nouvelle n’a cependant pas étonné les observateurs compte tenu de l’insouciance d’une partie de la population. Le sérieux des autorités médicales ne peut pas masquer la difficulté de faire appliquer des mesures absolument vitales. La lutte contre l’épidémie va maintenant entrer dans une deuxième phase où la rigueur sera de mise.

Patrice RABE

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Ecclésiaste 3:1
    La quête du bonheur parfait ici-bas ne peut que se terminer par une déception parce qu’il y a « un temps pour toute chose sous les cieux.
    La sagesse consiste à se conformer à la volonté de Dieu et à ne pas se faire des plans qui peuvent venir à la traverse des siens. Tout le plan de Dieu relatif au gouvernement de cette terre se révèle parfaitement sage, juste et bon. Saisissons toute occasion favorable pour traiter convenablement chacun de nos projets : le terme de notre vie s’approche à grands pas!
    Le mot hébreux pour « temps  » se réfère au moment fixé d’avance par Dieu pour que la chose se produise, au temps approprié pour faire une certaine chose, et le mot saison met l’accent sur un temps spécifique, une saison particulière, une durée, également déterminée par Dieu. Ce passage nous apprend d’abord qu’il y a des réalités dont l’homme ne peut pas disposer et auxquelles, qu’il le veuille ou non, il est soumis, au premier rang desquelles il y a le temps. L’homme n’a pas le pouvoir de modifier le cours naturel des choses. Bon gré, mal gré, l’humanité est conditionnée par un ordre qui lui est Supérieur et qui est immuable et intangible; car ce n’est pas elle a décidé qu’il y a un temps pour toute chose. Dieu s’est levé, vu tout ce qui se passe dans le monde, l’hypocrisie, la méchanceté, l’homme ne voit que l’argent, la richesse, et concours qui est le soit disant riche, on est tous nu et pauvre d’esprit devant Dieu. Le coronavirus fait partie du jugement de Dieu.

  2. Une épidémie n’est pas une suite arithmétique mais une exponentielle. Si le facteur de propagation R0 est au plus bas par exemple 2, au bout de 10 jours le nombre de contaminés ne sera pas de 2 x 10 = 20, mais de 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 x 2 c-à-d 2 à la puissance 10 , 2^10 = 1.024. Seul le confinement permet de réduire le facteur R0.

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