MIDIRAMA : La brume du Coronavirus bouche l’horizon


Le tour d’horizon hebdomadaire de votre journal, chers lecteurs, est réduit parce que son champ de vision se fixe sur cette maladie. Le cap de la dizaine de morts est maintenant et malheureusement atteint. Ce repère à deux chiffres dépassant les dix doigts de la main est psychologiquement alarmant. Vous, sûrement comme beaucoup d’autres, avez cru, comme toujours, que notre île est protégée par une bonne étoile et que, comme par le passé, les maladies endémiques comme le paludisme, la peste, le choléra que nous avions tant bien que mal endiguées, n’écorcheront pas notre légendaire optimisme béat. Mais, hélas il n’en est plus question.

Voilà que des personnalités connues du grand public ont succombé officiellement au Covid-19, ces faits particuliers nous ont signifié que la cote d’alerte est atteinte, qu’ils nous sont perçus plus significatifs que les communiqués périodiques et laconiques des autorités. Maintenant, vous comme tout un chacun êtes conscients qu’on est complètement devant une pandémie qui, rappelons-le, se définit ainsi : “Une pandémie (du grec pan = tout et demos = peuple) est une épidémie qui s’étend à la quasi-totalité d’une population d’un continent ou de plusieurs continents, voire dans certains cas de la planète.

Nous sommes donc avertis car l’Etat, au-delà des efforts qu’il essaye d’entreprendre, ne pourra qu’atténuer les dégâts, faute de moyens. De toutes les façons, la principale préoccupation d’un pouvoir, où et quel qu’il soit, est non d’assurer la protection des citoyens mais celle de se maintenir, d’abord, à sa place. Mais il ne faut pas que nous cédions pour autant à une fatalité improductive, il ne tient qu’à nous d’être, en premier, responsables et donc vigilants. Arrêtons cette hypocrisie de ne respecter les consignes sanitaires que dans les grandes artères, là où sont les forces de l’ordre! Interpellez systématiquement les inconscients dans les ruelles qui font fi des gestes barrières et dites leur qu’il y va de la survie de tout le monde! C’est un devoir en tant que citoyen mais non une obligation transcendante d’une autorité quelconque. Au besoin, sermonnez-les, s’il le faut, qu’enterrer leurs proches dans des fosses communes, comme vu ailleurs, est un sacrilège pour nos valeurs ancestrales. Cela peut paraître suranné de le dire, mais il est de notre devoir d’obéir à l’un du triptyque de notre mission qu’est celle d’éduquer.

Ailleurs, ce n’est pas non plus plus rose, dans l’hémisphère nord où le virus qui semblait diminuer de vigueur reprend vie dans certaines localités au point que la valse à trois temps confinement- déconfinement –reconfinement n’est pas un pas de danse inévitable.

Cela étant, nous voilà au terme d’une autre semaine de confinement, le moins qu’on puisse vous dire, chers lecteurs, est de vous rappeler : Prenez soin de vous !

M.Ranarivao

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Sont les Malgaches qui croient être a l’abri étant sûr une île tant que les maladies ici sont endémiques quand elles n’arrivent par bateau ou par avion.

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