Le sud et le Kere de nouveau au devant de l’actualité

L’USAID avait lancé l’alerte depuis le mois d’avril 2020, en disant que la situation alimentaire dans le sud de l’île allait se détériorer, et qu’un risque de Kere menaçait toute la région. La nouvelle avait été relayée par la presse, mais il n’y eut aucune réaction des autorités qui en avaient pris acte, toute leur attention étant retenue par l’épidémie de la Covid-19. La sécheresse qui a continué à régner n’a fait qu’empirer la situation. Il a fallu qu’une élue de la région parle du décès de huit enfants dans un fokontany pour que l’opinion s’émeuve. Le Programme alimentaire mondiale (PAM) va distribuer 8 000 tonnes de vivre à la population qui est dans un état de dénuement total. Le gouvernement a décidé d’octroyer des aides alimentaires, le président de la République devant se rendre sur place ce week-end. Ce sont les aléas climatiques qui sont à l’origine de ce problème, mais la responsabilité du pouvoir ayant affirmé sa volonté d’installer des infrastructures d’adduction d’eau est engagée. Des promesses ont été faites, mais elles n’ont pas été tenues. Pour le moment, c’est une gestion de crise qui doit permettre de sauver cette population désespérée. Après, il sera temps de mettre en place les solutions qui ont été préconisées par les experts. De la capitale et des autres grandes villes, on ne se rend pas tout à fait compte de la gravité de la situation car on reste préoccupé par l’épidémie de la Covid-19. Les esprits se sont apaisés malgré la présence du virus qui reste toujours menaçant. Les questions politiques sont toujours présentes, l’opposition étant décidée à user des recours à sa disposition. Néanmoins, toutes les requêtes déposées à la HCC ont été rejetées.

Sur le plan international, l’épidémie de la Covid-19 est toujours au cœur de l’actualité avec la reprise de la propagation du virus dans de nombreux pays. Les autorités sont obligées de prendre des mesures restrictives, pouvant aller jusqu’au confinement.  Au Canada, le nombre de décès est reparti à la hausse. La situation y est cependant moins alarmante qu’aux États-Unis ou en Inde qui sont en tête dans le classement du nombre de contaminations, chacune des deux nations comptabilisant entre deux et  trois millions de cas. En Europe, la crainte d’une seconde vague oblige les autorités à multiplier les mesures de précautions, notamment en France où certaines grandes villes sont ciblées. Après Marseille, cela va être au tour de Paris de voir ses bars et ses restaurants fermés beaucoup plus tôt que d’habitude.

Le premier débat de la présidentielle américaine a retenu près de 100 millions de téléspectateurs devant leur poste. De l’avis des observateurs, ce fut le face-à-face le plus violent de l’histoire électorale des États-Unis. L’actuel locataire de la Maison-Blanche a été fidèle à sa réputation de brutalité dans les échanges qu’il a eus avec son rival. Joe Biden a eu toutes les peines du monde à contenir les assauts du président Donald Trump, ce dernier faisant tout pour couvrir ses paroles. Cette violence verbale a entaché ce débat qui devait permettre de définir la tendance de cette campagne présidentielle. Le sondage fait après l’émission a donné une large victoire au candidat démocrate.

Le Kere qui règne dans le sud de la Grande île revient sur le devant de la scène, une fois encore. Le problème est grave et il aurait dû être résolu depuis longtemps. Les régimes qui se sont succédés ont tous promis de doter ces régions d’infrastructures permettant une alimentation correcte en’ eau potable. La population attend qu’on s’occupe enfin d’elle.

Patrice RABE

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