Un mois de janvier mouvementé

C’est dans un climat de tension particulière que le passage au mois de février va se dérouler. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce début d’année fut plutôt mouvementé sur le plan politique. L’offensive de l’opposition, décidée à ne plus ménager le régime en place, a trouvé un terreau fertile dans une opinion désabusée  après tous les problèmes qu’elle a rencontrés dans sa vie quotidienne. Les commentaires acerbes des animateurs des émissions radiophoniques quotidiennes diffusées sur plusieurs stations ont mis le pouvoir en place dans une position inconfortable. L’écho, favorable auprès des auditeurs, n’a fait qu’enhardir cette opposition décidée à hausser le ton. La réponse du régime ne s’est pas fait attendre et la mise en garde à peine voilée au parti TIM désireux d’organiser une excursion le 6 février a provoqué un certain malaise. Le durcissement de l’attitude du pouvoir n’est pour le moment que verbal. Mais cela ne semble pas inquiéter outre mesure cette opposition qui affirme vouloir éclairer l’opinion. Ceux qui soutiennent le pouvoir ont multiplié, ces derniers jours, les interventions sur différents médias pour soutenir l’action du chef de l’État. Néanmoins, le contexte socio-économique actuel ne leur permet pas d’avancer des arguments pertinents pour donner du crédit à leurs propos. Le régime traîne comme un boulet l’affaire des 73,5 kilos d’or interceptés en Afrique du Sud et qui semble actuellement s’enliser. La hausse du coût de la vie, soulignée par celle du prix du riz, avait commencé à créer un sentiment de frustration chez la population. L’arrivée d’une cargaison de riz importé qui sera vendu à 1.500 ariary le kilo dans les fokontany va peut-être apaiser cette grogne naissante. Le problème qui cause le plus de mécontentement est celui de cette Jirama qui a montré de multiples défaillances et nécessite un véritable redressement. C’est dans cette atmosphère qui demande à être apaisée que la crainte d’une deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 resurgit. Elle se fonde sur l’augmentation des cas de contamination et du nombre de décès.

Sur le plan international, ce mois de janvier est toujours marqué par la persistance de cette pandémie qui ne laisse aucun répit à tous les pays du monde entier. Les autorités sanitaires ne savent plus quelle contenance prendre après la progression des cas de contamination. Elles hésitent entre un confinement strict et un couvre-feu quelquefois plus adapté à la situation. Dans les pays développés, les campagnes de vaccination continuent. Mais les difficultés rencontrées par les usines de production sont en train de freiner le rythme enclenché. Les populations ne peuvent plus espérer être immunisées avant plusieurs mois. Les différents variants du virus continuent à se propager avec une rapidité déconcertante. Les États-Unis, le Brésil et l’Inde sont toujours les pays les plus touchés par la Covid-19. Le Royaume-Uni a atteint le chiffre faramineux de 100.000 décès alors que plus de deux millions de personnes ont été vaccinées.

Le président Joe Biden est maintenant bien installé dans ses fonctions et il imprime sa marque dans la conduite des affaires de l’État. Il a signé une série de décrets qui ont annulé des mesures controversées de son prédécesseur. II s’est entretenu avec différents chefs d’États alliés comme Emmanuel Macron. Il a établi un dialogue franc et direct avec Vladimir Poutine.

C’est une nouvelle période qui s’ouvre lundi prochain, le mois de janvier fut difficile à traverser. Les épreuves ne sont cependant pas terminées mais l’espoir de voir l’horizon s’ouvrir n’est pas vain. À Madagascar, la vie politique continuera à être mouvementée, mais le bon sens devrait l’emporter. La Covid-19 va être un des principaux sujets de préoccupations de tous les pays.

Patrice RABE

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