Le pays à l’heure d’un déconfinement partiel

La fin du confinement hebdomadaire a sonné le glas de ces contraintes mal vécues par une partie de la population malgache. L’État a bien compris le malaise engendré par cette restriction imposée à des citoyens voulant juste survivre. La lutte contre la Covid-19, étant, l’état d’urgence sanitaire est toujours appliqué, mais les règles imposées ont été revues. L’étau s’est desserré et les consignes sont appliquées avec plus de souplesse. L’ouverture des marchés et la remise en service des taxis-brousse sur les lignes nationales et régionales apportent une bouffée d’oxygène à des secteurs qui ont été durement touchés par cette crise. Les Malgaches ont toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête, la menace de la Covid-19 étant toujours présente. La population veut reprendre goût à la vie. Les autorités sanitaires prônent toujours la vigilance et renouvellent leurs recommandations, mais elles ne veulent pas les faire respecter par la force. Le port du masque est pratiqué par presque tout le monde et les gestes barrières sont plus ou moins adoptés. La campagne de vaccination qui a commencé au mois de mai va en s’accélérant. Mais les 250.000 doses arrivées ne seront pas utilisées. L’idée de se faire vacciner ne rebute plus la majorité des Malgaches. Les efforts d’explication de son bien-fondé par le ministère de la Santé restent cependant insuffisants. Le report de l’examen du projet de réforme du code de la nationalité continue d’alimenter les conversations. Une partie de l’opinion reproche à ceux qui l’ont initié son manque de transparence. Les Malgaches voudraient en connaître les détails et souhaitent un véritable débat sur la question. L’opposition a été d’ailleurs la première à en parler et a commencé à soulever certains points. Ses composantes commencent d’ailleurs à élever la voix, s’enhardissent de plus en plus dans leurs critiques envers le pouvoir. La présence d’éléments des forces de l’ordre devant le domicile de l’ancien président Marc Ravalomanana, leader déclaré de cette opposition montre que l’État entend  contrôler son action.

Sur le plan international, la Covid-19 est toujours un sujet préoccupant. L’Inde et certains pays d’Amérique du sud étant toujours gravement touchés. Le pic n’y a pas encore été atteint et l’hécatombe continue. Au Brésil et en Colombie, le nombre de décès est toujours aussi élevé. Dans les pays occidentaux, le déconfinement s’est opéré. Les Français commencent à retrouver une vie normale, les autorités sanitaires espérant atteindre le chiffre de trente millions de vaccinés à la fin du mois de juin.

Les médias peuvent consacrer maintenant plus d’articles aux questions de géopolitique internationale. Les tensions entre Israéliens et Palestiniens se sont apaisées, mais cela ne veut pas dire que le problème est résolu. Pour le moment, la situation politique à l’intérieur de l’État hébreu retient l’attention. Le travailliste Isaac Herzog a été élu par la Knesset président d’Israël. C’est lui qui va nommer le nouveau Premier ministre. Une coalition est en train de se former et elle devrait avoir à sa tête Yair Lapid, ex-star de la télévision. Ce chef d’un parti de droite a réussi à rassembler la majorité de la classe politique israélienne, évinçant ainsi Benyamin Netanyahou. L’ancien Premier ministre n’entend cependant pas rendre les armes facilement.

Malgré la continuation de l’urgence sanitaire, Madagascar vit à l’heure d’un déconfinement partiel. Les mesures édictées sont allégées. La population reprend petit à petit son rythme de vie normal. Mais le pays est encore loin d’être tiré d’affaires. Le chemin pour arriver au bout du tunnel est encore semé d’embûches.

Patrice RABE

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